Environnement

Les terribles conséquences du changement climatique au Guatemala

La lagune d'Atescatempa est asséchée

Le réchauffement climatique a des conséquences dramatiques au Guatemala, et est à l’origine des conditions de vie très difficiles des populations locales.

Le changement climatique a des répercussions dans le monde entier. Ce n’est pas un scoop ! Mais voilà un cas très concret des conséquences du réchauffement de la Planète. En effet, la lagune d’Atescatempa au Guatemala, autrefois véritable petit paradis sur terre, est complètement asséchée. Les images sont impressionnantes, et le changement est radical. Il est plus que temps de tirer la sonnette d’alarme et de faire un point sur la situation qui est tout simplement dramatique.

Une vague de chaleur sans précédent

Le Guatemala a été frappé par une vague de chaleur sans précédent en 2016. Les très faibles précipitations ont empêché les rivières d’être alimentées en eau, ce qui a totalement asséché ce lac magnifique. Le lac de 5.5 kilomètres carrés était pourtant une destination touristique importante pour cette région d’Amérique Centrale. Malheureusement, on ne trouve aujourd’hui que de la boue et des coquillages séchés…

Les répercussions sur l’environnement sont terribles. Mais c’est également une véritable catastrophe pour les habitants de cette partie du pays. En effet, plusieurs témoignages sont édifiants. Juan Guerra par exemple, âgé de 56 ans, s’est confié à l’AFP. Il raconte à quel point sa vie a changé depuis l’assèchement du lac :

Nous n’avons plus de rentrées d’argent, ni où travailler, notre espoir pour manger du poisson et entretenir la famille, c’était la lagune.

Les habitants sont au chômage car ils ne peuvent plus pêcher. Wilman Estrada n’a que 17 ans, mais depuis l’âge de 9 ans, il pêche avec sa famille. Il ne peut plus travailler et a donc du mal à faire vivre les siens. Le jeune homme passe ses journées assis au bord de ce qu’il reste de la lagune. Il avoue que la situation est tellement triste qu’il a envie de pleurer.

Un avenir préoccupant

L’assèchement a débuté il y a trois ans. Le forum du climat d’Amérique centrale est alarmiste quant à la situation de cette région du Guatemala. En effet, à partir du mois de juillet, El Nino se fera à nouveau sentir. Ce phénomène météorologique est à l’origine d’une hausse des températures, et s’accompagne de sécheresses. Le retour du phénomène devrait donc avoir de nouvelles conséquences dans cette partie du monde qui souffre déjà beaucoup du changement climatique.

L’avenir de la lagune d’Atescatempa est donc plus que jamais préoccupant. Le coordinateur de la Mancomunidad trinacional, regroupement de communes du Guatemala, du Salvador et du Honduras, Hector Aguirre, a ainsi déclaré la chose suivante :

Le changement climatique est réellement en train d’affecter la vie et l’avenir de ces pays et nombre de nos enfants en Amérique centrale.

Les conséquences sur la population sont en effet inquiétantes car le phénomène de 2016 laisse 3.5 millions de personnes dans une situation difficile. Ces dernières sont dans l’attente d’une assistance humanitaire urgente. La FAO, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, affirme notamment que le changement climatique fait de cette région du monde l’une des zones les plus vulnérables actuellement.

Une population en grande difficulté

Il faut donc aider les populations à trouver de nouveaux moyens pour subvenir à leurs besoins. Pour limiter l’impact climatique, la FAO a décidé de former 2145 agriculteurs afin de les inciter à modifier et à diversifier leur production. L’objectif est de garantir la sécurité alimentaire de la région.

Car il y a un vrai drame alimentaire au Guatemala. La malnutrition est plus que jamais d’actualité. Notamment dans le hameau de La Ceiba Talquezal, à l’est du pays. La communauté maya des chorti avait déjà été affectée en 2013 par le champignon la rouille qui avait ravagé les plantations. La sécheresse n’a fait qu’empirer une situation déjà très compliquée pour les 114 familles qui ne peuvent plus se nourrir. Fort heureusement, l’intercommunalité mais également l’Union Européenne, aide cette communauté indigène à survivre en leur fournissant des rations de farine, de riz, d’haricots et d’huile.

La vie des habitants de cette partie du monde a donc été très affectée par le réchauffement climatique. Il faut véritablement prendre conscience de l’urgence de la situation, même si malheureusement, il sera difficile de retrouver un équilibre dans ces zones dévastées par la sécheresse.

Publié le lundi 15 mai 2017 à 11:38, modifications lundi 15 mai 2017 à 10:32

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