Environnement

San Francisco : Ocean Cleanup, le bateau extracteur de déchets, en route vers le Pacifique pour nettoyer le continent de plastiques

Grâce à ses innovations, le bateau d’Ocean Cleanup devrait nettoyer 50% de la grande plaque de déchets du Pacifique d’ici cinq ans. 

Si d’apparence Ocean Cleanup fait penser à un bateau de pêche, à y regarder de plus près, au lieu de traîner derrière lui un filet, il tire un flotteur de 600 mètres de long et de 3 mètres de profondeur. Tel un immense serpent de mer, ce flotteur va, au gré des courants et des vagues, prendre dans ses filets les déchets de plastique qui polluent l’océan Pacifique.

Une série d’essais

Ainsi, samedi 8 septembre, remorqué par le Maersk Launcher, le System 001 a quitté la baie de San Francisco aux Etats-Unis.

Ce mercredi 12 septembre, Ocean Cleanup se trouve à 250 kilomètres des cotes de Californie. Il y stationnera quelques jours afin de tester le système grandeur nature. Et tenter de récupérer un maximum de déchets plastiques. Ensuite, le bateau se rendra au GPGP (pour the Great Pacific Garbage Patch), une poubelle flottante estimée trois fois plus grande que la France. Elle se situe à mi-chemin entre la Californie et l’île d’Hawaii.

Rappelons que les déchets s’accumulent dans des « soupes plastiques », un mélange de déchets de tailles diverses. Entraînés dans les cinq principaux courants marins circulaires, les gyres océaniques, les déchets s’agglutinent et forment d’immenses plaques. Celles-ci sont un véritable fléau pour les espèces marines et, par conséquent, pour l’Homme.

Ainsi, lancée par le Hollandais Boyan Slat en 2012, l’ONG Ocean Cleanup s’est donné pour objectif de collecter la moitié des déchets plastiques du vortex du Pacifique nord en cinq ans. Un pari complètement fou qui pourtant se concrétise petit à petit.

Dans les détails ce bateau innovant de récupération de plastique en mer prend la forme d’un barrage flottant de 600 mètres de long. Et, sous lequel s’étend « une jupe » de trois mètres de profondeur.

Poussé par la force naturelle du vent et de la mer, le navire se déplace plus vite que les déchets qu’il convoite. D’une forme circulaire, le barrage bloque en son centre les morceaux de plastique. Ceux-ci sont ensuite évacués pas des bateaux équipés de grues.

Vers une flotte de 60 navires

Plusieurs tests ont déjà été réalisés en mer du Nord, près des côtes néerlandaises. Ils ont été faits sur un petit prototype de 100 mètres de long installé en juin dernier. Si ce test est concluant, et qu’il n’y a aucun impact sur la faune et flore marine, l’ONG mise sur la construction d’une flotte de soixante bateaux.

La mission principale est de montrer que cela fonctionne. Et nous espérons que dans quelques mois les premiers plastiques arriveront dans le port. Ce qui signifie que la technologie aura fait ses preuves.

A déclaré Boyan Slat à l’AFP, ajoutant :

Nous pourrons alors commencer à développer une flotte de peut-être 60 de ces systèmes de nettoyage.

Publié le mercredi 12 septembre 2018 à 10:26, modifications mercredi 12 septembre 2018 à 10:21

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !