Environnement

Réchauffement climatique et canicule : Les records de chaleur vont s’amplifier au fil des années

La canicule et la sécheresse ont pris leurs quartiers d’été en France, en Grèce, en Grande-Bretagne, mais aussi en Suède. De l’avis des climatologues, phénomène lié au réchauffement climatique est voué à s’amplifier dans les années à venir.

Météo France le confirme : l’été sera en moyenne plus chaud que la normale. Pourtant, il va falloir s’habituer à de telles températures dans les années qui viennent, car le réchauffement climatique est à l’oeuvre.

Ainsi, de l’Afrique au Cercle polaire, la Terre suffoque. La Suède enregistrait vendredi 3 août des « records absolus de chaleur ». Or, ce phénomène de fortes chaleurs, qui a provoqué des incendies d’une ampleur inégalée dans le pays scandinave, est loin d’être isolé. La Grèce et la Californie ont également été touchées. L’ensemble de l’hémisphère nord subit ces pics de températures.

2018, l’une des années les plus chaudes

En France, ce lundi 6 août, Météo France a placé 67 départements en vigilance orange alerte canicule. Ainsi, selon La Chaîne Météo, la ville de Perpignan a battu, samedi 4 août, le record de la nuit la plus torride jamais observée en France Métropolitaine hors Corse en franchissant les 30°C. Or, si la France étouffe, les températures sont intenables au Portugal. En effet, un pic de 46,8°C a été enregistré samedi 4 août à Alvega. Une ville située à une centaine de kilomètres au nord de Lisbonne. Avec 43°C, la capitale portugaise a, elle, enregistré, elle, un record de chaleur absolu, selon les données de La Chaîne Météo.

Face à ces hausses du baromètre, les climatologues sont unanimes : ces records sont cohérents avec les effets attendus du changement climatique causé par les émissions de gaz à effet de serre.

Ça n’est pas un scénario futur. C’est maintenant.

A alarmé Elena Manaenkova, la secrétaire générale adjointe de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) au micro de LCI.

En outre, cette analyse est partagée par une partie de la communauté scientifique. Dans un entretien accordé à Europe 1 le 22 juillet dernier, le climatologue Jean Jouzel avait alerté :

Les températures en France atteignent actuellement des pics à 42°C. D’ici à 2050, elles pourraient être de l’ordre de 50 degrés. Voire 55 degrés sur l’Est de la France.

Et pour le climatologue, ce réchauffement climatique global est bien lié à nos activités humaines.On va devoir apprendre à vivre plus régulièrement avec ces situations plus extrêmes, plus fréquentes. Au fil du temps, les modes climatiques vont être différents.

Prendre des mesures drastiques

En France, il n’y a eu que 8 vagues de chaleur entre 1947 et 1982, dont celle très connue de 1976. Sur les 35 années les plus récentes, il en a eu 30. Avec de tels constats, Jean Jouzel est formel : il est capital de prendre des mesures fortes.

Ça montre que l’accord de Paris sur le climat doit être mené à son terme. Les objectifs doivent être respectés. Ce qui n’est pas le cas actuellement.

A déploré le scientifique, qui tire la sonnette d’alarme depuis de nombreuses années au sein du Groupe d’experts sur l’évolution du climat.

Par ailleurs, au-delà des températures, les conséquences sur l’environnement et les habitations sont très visibles. Quelque 25.000 hectares de forêt sont partis en fumée en juillet en Suède. A l’image du Portugal où, depuis plus de 72 heures, les pompiers luttent, cette année encore, contre de gigantesques incendies.

Publié le mardi 7 août 2018 à 8:44, modifications lundi 6 août 2018 à 19:15

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