Environnement

Pollution en Chine : La qualité de l’air s’améliore mais seulement à Pékin

Tristement célèbre pour sa pollution de l’air, la Chine semble être en train de remporter la bataille pour une meilleure qualité de l’air. En tout cas, à Pékin, si l’on en croit les chiffres publiés par le bureau de l’Environnement.

Dans un rapport publié par Greenpeace, jeudi 11 janvier, la qualité de l’air à Pékin et dans sa région s’est améliorée en 2016. Pourtant, la lutte contre la pollution atmosphérique est loin d’être remportée en Chine.

En effet, sur l’ensemble du territoire, la pollution de l’air tue prématurément plus d’1,5 million de Chinois par an. Engagé dans une lutte acharnée contre la pollution, l’Empire du milieu prévoit l’arrêt de centaines de centrales à charbon d’ici la fin de l’année au profit du gaz et des énergies renouvelables.

Ainsi, la Chine vient de terminer sa cinquième année de « guerre contre la pollution ». L’objectif étant d’en finir avec les dégâts occasionnés par des décennies de croissance économique sans entraves. En effet, des industries génératrices de pollution ainsi qu’un système de chauffage domestique au charbon ont fortement contribué à la pollution aux particules fines de l’air.

Des mesures radicales

Or pour y remédier, Pékin a mis en place de nombreuses mesures radicales. Car la Chine s’est engagée à réduire de plus de 15 % la concentration moyenne de particules fines dans l’atmosphère entre octobre 2017 et mars 2018 dans 28 villes. Ainsi, des milliers d’usines ont dû fermer ou déménager. De plus, au moins trois millions de foyers ont été contraints de passer du charbon au gaz. Ce dernier étant pourtant plus cher et pas encore disponible partout. Des restrictions qui ont toutefois contraint beaucoup de Chinois à passer Noël sans chauffage. L’année dernière, la pollution atmosphérique a baissé de 4,5 % à Pékin et sa région mais cela reste le plus faible recul depuis 2013. En outre, cette lutte contre la pollution s’est concentrée sur la capitale et ses environs. Or, d’après les chiffres compilés par Reuters, la différence entre Pékin et les 27 autres villes est flagrante.

Ainsi, à Pékin, le taux de PM2.5 (particules fines dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres) a baissé de 53, 8 % au cours du dernier trimestre de 2017. Alors qu’il est généralement en hausse ailleurs dans le pays. L’objectif de rester en dessous de la barre de 60 microgrammes par mètre cube d’air a donc été atteint. Toutefois, uniquement dans la capitale chinoise. Néanmoins, un objectif qui reste modeste au regard des recommandations de l’OMS. En effet, l’institution met en garde contre une exposition de plus de 10 microgrammes sur un an, soit 6 fois moins.

Enfin, la Chine se donne jusqu’à 2035 pour baisser son taux de particules fines à 35 microgrammes. Un seuil qui restera malgré tout encore supérieur aux recommandations de l’OMS.

 

Publié le vendredi 12 janvier 2018 à 11:33, modifications vendredi 12 janvier 2018 à 10:45

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