Environnement

Pays-Bas : Les couches pour bébés bientôt recyclées en pot de fleurs ou meubles de jardin

Les Pays-Bas ont lancé la construction d’une usine destinée à recycler les couches usagers pour bébés. Les granules de plastique produites pourraient servir à fabriquer des meubles de jardin ou des pots de fleurs.

Recycler des couches de bébés pour en faire des pots de fleurs ou du mobilier de jardin, l’idée peut paraître saugrenue. Et pourtant, c’est l’idée développée par l’entreprise d’énergie ARN. Cette dernière, basée près de Nijmegen, au centre des Pays-Bas, a entamé mardi 18 septembre la construction de la première usine de recyclage du pays destinée à transformer ces déchets en produits commercialisables.

Les couches pour bébés, un fléau pour l’environnement

Ainsi, grâce à cette société, le plastique des couches aura une seconde vie en tant qu’article ménager. Il pourra par exemple être transformé en meuble de jardin ou en pot de fleurs.

Au total, nous prévoyons de traiter environ 15.000 tonnes de couches par an.

A annoncé Harrie Arends, le  porte-parole de la société d’énergie ARN qui exploitera l’usine.

Les couches pour bébé sont de véritables fléaux pour l’environnement. À elles seules, elles représenteraient en France pas moins de 351.000 tonnes de déchets par an. En outre, elles constituent un risque majeur pour la santé selon les organismes de surveillance de l’environnement. En effet, constituées de produits majoritairement issus du pétrole, elles sont potentiellement dangereuses pour la santé et non recyclables.

Dans les détails, l’usine de ARN devrait commencer ses premières opérations de recyclage en décembre. Elle disposera d’un « réacteur en acier » qui utilise de la vapeur à haute pression pour séparer les composés plastiques de l’urine et des fèces.

Les couches sont chauffées à 250 degrés Celsius sous 40 bars de pression et tout se liquéfie.

A détaillé Harrie Arends, précisant qu’une fois refroidies, les granules de composé plastique flottent à la surface avant d’être séparées du reste. Ce qui consiste essentiellement en des eaux usées. Ensuite, le plastique est passé à travers un granulateur. Quant aux eaux usées, qui génèrent du gaz, elles sont transformées en engrais et en carburant pour les centrales électriques. Enfin, le reste du liquide est acheminé vers une station d’épuration voisine.

Vers la construction de deux nouveaux réacteurs

Une fois ce premier réacteur, d’une capacité de 5.000 litres, opérationnelle, l’usine prévoit d’en construire deux autres.

Déjà, cette initiative séduit de nombreux publics, parmi lesquels le service de protection de l’environnement du pays. En effet, ceux-ci y voient une possibilité d’allonger la durée de vie des matières premières jetables. Mais surtout d’éviter d’importants rejets de dioxyde de carbone dans l’atmosphère.

Publié le jeudi 20 septembre 2018 à 9:31, modifications jeudi 20 septembre 2018 à 8:32

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