Environnement

Paris : La piétonnisation des voies sur berge n’a pas eu d’impact sur la pollution

Décidée par Anne Hidalgo en 2016, la piétonnisation des vois sur berges à Paris n’a pas eu d’impact “significatif” sur la pollution de l’air selon Airparif.

Une très légère amélioration

Dans un communiqué publié ce mardi 10 octobre, Airparif, est revenu sur l’impact de la décision de la Mairie de Paris. De fait, en septembre 2016, Anne Hidalgo décidait la fermeture à la circulation les 3,5 km de la voie Georges Pompidou. La piétonnisation des berges avait pour objectif de réduire la pollution dans la capitale.

L’association de surveillance de la qualité de l’air d’Île-de-France, a pendant un an réalisé une étude. Cette dernière a permis “de reconstituer les variations de la pollution sur toute l’agglomération, en lien avec l’évolution du trafic routier.” Le constat est sans appel : Airparif note “une amélioration de la qualité de l’air le long des quais fermés à la circulation”.

Mais, l’association parle néanmoins de certains points négatifs. Les niveaux de dioxyde d’azote restent malgré tout “au-dessus des valeurs réglementaires comme pour beaucoup d’axes routiers dans l’agglomération parisienne”. De plus, les mesures montrent également “une légère dégradation autour des carrefours dans cette zone et à l’est, dès la fin de la zone piétonnière”. Airparif note également des impacts “perceptibles sur quelques itinéraires de report”.

Concernant l’impact de la piétonnisation des berges, l’organisme est clair :

Ces impacts ne touchent pas la pollution de fond et restent limités aux abords des axes routiers concernés. De ce fait, aucun impact significatif sur l’exposition des populations n’a été mis en évidence à la hausse ou à la baisse

La Mairie de Paris se réjouit

La mairie a salué l’étude et le fait que “la piétonnisation de la rive droite n’a pas eu d’effet négatif sur la qualité de l’air” et “qu’au contraire, les niveaux de pollution dans la zone concernée ont baissé jusqu’à 25%”. Christophe Najdovski, adjoint en charge des transports à la mairie de Paris s’est lui aussi exprimé :

C’est une bonne nouvelle, qui confirme une fois de plus que le parc Rives de Seine constitue un vrai espace de respiration pour les Parisiens et les visiteurs

Concernant la hausse de la pollution à proximité des voies sur berge piétonnisées, Christophe Najdovski insiste sur le fait qu’elle soit “très localisée”.

Il ajoute :

Néanmoins, nous ne nous en satisfaisons pas. Nous renouvelons notre proposition de créer un bus à haut niveau de service sur les quais hauts. Paris est prête à conduire les aménagements de voirie nécessaires, mais Valérie Pécresse (la présidente LR de la région, ndlr) et le Conseil régional, en charge des transports en commun, doivent confirmer qu’ils prendront bien leur part dans ce projet

Selon Airparif, 77,7 milliards de kilomètres sont parcourus chaque année en Île-de-France et la voie Georges-Pompidou “représente 0,16% du kilométrage francilien”. La fermeture de la voie aux véhicules reste néanmoins toujours très contestée.

Publié le mardi 10 octobre 2017 à 15:22, modifications mardi 10 octobre 2017 à 12:45

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