Environnement

One Planet Summit : Les enjeux du sommet pour le climat voulu par Emmanuel Macron

Voulue par Emmanuel Macron, le One Planet Summit, réunion mondiale autour des enjeux climatiques à Paris, sera placée sous le signe de la finance.

Deux ans après la signature de l’Accord de Paris sur le climat, pendant la COP 21, Emmanuel Macron a donné le coup d’envoi, ce mardi 12 décembre, du One Planet Summet. Un sommet international qui se tient à Boulogne-Billancourt. L’enjeu majeur est de « sauver et de redynamiser l’Accord de Paris ». Et ce, en dépit du retrait des Etats-Unis, voulu par Donald Trump.

Rassembler 100 milliards d’ici à 2020

En 2015, pour la première fois, tous les pays du monde s’étaient mis d’accord pour adopter un accord international sur le climat. L’idée centrale était d’éviter que le réchauffement de la planète ne passe les 2 degrés durant ce siècle. Ainsi, les pays développés s’étaient engagés à rassembler 100 milliards de dollars d’ici 2020. À la fois pour financer la transition, mais également pour aider les pays pauvres à s’adapter au réchauffement climatique.

Or, deux ans plus tard, jour pour jour, 170 pays sur 190 ont ratifié l’Accord de Paris. Toutefois, les engagements des États restent trop faibles. Pire encore, ils mettent la planète sur une trajectoire de 4 degrés de réchauffement d’ici la fin du siècle.

A quoi va servir ce sommet ?

Ainsi, une cinquantaine de chefs d’État et de gouvernement, mais aussi de grands acteurs économiques des secteurs publics et privés, sans oublier les ONG, ont rendez-vous pour un One Planet Summit sur l’île Séguin, à l’ouest de la capitale. Cette réunion au sommet sous l’égide de l’Élysée, a été précédée, lundi 11 décembre, de plusieurs événements. Notamment, au siège du Medef, où 91 entreprises françaises ont rendu public leur plan en faveur du climat.

Au programme de cette initiative lancée par le président Emmanuel Macron et appuyée par les Nations unies et la Banque Mondiale, un sujet clé. Comment orienter la finance mondiale vers les investissements « verts » pour assurer la transition vers une économie bas carbone ?

Ce sommet apparaît donc comme un point d’étape financier. Car il y a une urgence à récolter des fonds publics et privés. L’enjeu pour Emmanuel Macron est d’inciter les grandes banques et les entreprises à réorienter leurs capitaux dans « une économie verte ». En effet, au même moment, à Bercy, les grandes banques de développement multilatérales ou nationales, dont l’Agence française pour le développement (AFD), formuleront de nouveaux engagements pour accroître leurs financements climat.

Les ONG sur le qui-vive

C’est en mettant le climat au cœur des marchés financiers que l’on arrivera à changer les choses.

A expliqué Pascal Canfin, le président de l’organisation WWF.

Par exemple aujourd’hui, ça ne coûte pas plus cher à une banque de financer une centrale à charbon très polluante que de financer des énergies renouvelables propres. L’idée, c’est précisément que ça lui coûte plus cher. Et qu’elles aient un intérêt direct à aller vers des prêts verts. C’est à ça que l’on pourra juger si c’est un succès ou pas.

A-t-il jugé.

Ainsi, les ONG seront vigilantes aux promesses faites. Elles assurent qu’il faudra s’assurer que les engagements des entreprises ou des banques pris lors du sommet sont bien réels. Pas question pour les associations de protection de l’environnement qu’il s’agisse d’une « façade verte » d’entreprises. Alors qu’elles continueraient en parallèle à construire des voitures polluantes ou à investir massivement dans le charbon.

ONG, experts et défenseurs du climat militent pour qu’un maximum de pays relèvent leurs ambitions d’ici 2020. Cette année sera « la dernière occasion de se placer sur la bonne trajectoire, a rappelé le rapport 2017 de l’ONU sur l’action climatique mondiale publié début novembre.

Publié le mardi 12 décembre 2017 à 14:12, modifications mardi 12 décembre 2017 à 11:16

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