Environnement

La Terre souffrira encore plus de la chaleur que prévu jusqu’en 2022

D’après cette nouvelle étude, il faudra s’habituer à vivre des étés caniculaires dans les prochaines années.

Les phobiques de la canicule ont du souci à se faire. En effet, les 4 prochaines années de 2018 à 2022 seront plus chaudes encore que ce que nous avions prévu, d’après une nouvelle étude issue du Laboratoire d’océanographie physique et spatiale publiée en ce mois d’août 2018 dans la revue Nature Communications.

Un nouveau modèle de prévision

Pour établir ce constat alarmant, les chercheurs ont utilisé un nouveau modèle de prévision nommé Procast. Celui-ci se basse sur une méthode statistique très poussée basée sur l’analyse d’importantes quantités de données climatiques. Beaucoup plus précis que les autres modèles, il permet d’affiner les prévisions pour ces prochaines années, et le résultat n’est pas très réjouissant.

En effet, pour la période 2018-2022, la Terre devrait connaître un épisode plus chaud que ce que nous pensions, ce qui renforcera le phénomène de réchauffement climatique. La cause principale de cette évolution n’est toutefois pas liée à l’activité humaine, puisque c’est la variabilité naturelle du climat qui est en jeu dans le processus. Celle-ci viendra se surajouter à l’augmentation artificielle des températures causées par l’activité humaine, aboutissant ainsi à des températures 2 fois supérieures à ce qu’elles devraient être normalement. 

D’après Florian Sévellec, l’un des principaux auteurs de cette étude, cet épisode de fortes chaleurs devait durer au minimum 5 ans, et peut-être même se prolonger au-delà.

Des tempêtes à n’en plus finir

D’après la même étude, cette hausse importante des températures pourrait provoquer une augmentation des courants d’air chaud au-dessus de la mer. Les ouragans seront donc d’autant plus nombreux et intenses dans les prochaines années.

Le modèle Procast utilisé par les chercheurs ne permet toutefois pas de donner des prévisions régionales ou locales plus précises pour l’instant. Mais ces derniers y travaillent dans le but de fournir aux populations situées dans les zones à risque des prévisions fiables.

Cette nouvelle étude est d’autant plus alarmante que les 3 dernières années ont déjà battu tous les records en s’affirmant comme la période la plus chaude jamais enregistrée. Si rien n’est fait pour enrayer cette dynamique, nous grimperont bientôt au-dessus de la barre des 3 degrés de plus en moyenne par rapport aux températures de l’ère pré-industrielle.

Publié le jeudi 23 août 2018 à 18:39, modifications jeudi 23 août 2018 à 16:17

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