Environnement

La fonte des glaces pourrait créer des tsunamis géants

Les tsunamis géants pourraient bien être une autre conséquence peu connue mais tout aussi redoutable du réchauffement climatique.

Le réchauffement climatique, qui a eu tendance à s’intensifier ces dernières années (et la courbe n’est pas prête de s’inverser), pourrait entraîner la fonte d’immenses glaciers. Des glissements de terrains de grandes ampleurs pourraient donc bientôt se multiplier, et générer des tsunamis géants au potentiel meurtrier.

Un cas récent effrayant

Il y a seulement 3 ans, en 2015, un glissement de terrain dans le glacier de Tyndall en Alaska avait créé un tsunami d’une hauteur de 200 mètres en repoussant violemment l’eau du lac avoisinant. Heureusement que la région est très peu densément peuplée, car les conséquences de cette vague gigantesque auraient pu être dramatique autrement. Et d’après Dan Shugar, co-auteur d’une étude sur ce sujet parue le 6 septembre dernier, ces phénomènes sont amenés à se multiplier dans les prochaines années.

Lorsque la glace fond, le sol rocheux situé en dessous est mis à jour. Or, il s’agit souvent de matière friable et peu stable, qui est beaucoup moins résistant que l’eau glacée à la force d’attraction des grandes pentes des glaciers. Les chances d’éboulement et de glissement sont donc démultipliées, ce qui permet d’expliquer l’inquiétude des scientifiques issus de l’université de Washington Tacoma en charge de cette étude.

Comment réduire les risques ?

Les tsunamis créés par des séismes ont eu tendance à attirer davantage l’attention des médias et des experts ces dernières années, et ceux causés par les glissements de terrains manquent donc toujours d’études sérieuses à leur sujet. L’équipe de scientifiques en charge de cette étude vient donc de réaliser la première analyse exhaustive de ces phénomènes, notamment grâce à l’étude du tsunami de Tyndall en 2015.

Ils se sont notamment appuyés sur l’analyse d’images satellites pour déterminer de quelle façon le sol s’était fracturé avant de glisser le long du glacier à cause de la fonte accrue. Les traces sédimentaires laissées par le glacier ont également pu être étudiées, ce qui permet aux chercheurs de mieux identifier les autres endroits où des événements similaires auraient pu se passer.

Cela servira également à cerner les lieux à risque. En effet, la région en Alaska présentait déjà depuis 20 ans des éléments qui aurait pu nous permettre de prévoir l’arrivée du tsunami.

Publié le samedi 15 septembre 2018 à 10:34, modifications samedi 15 septembre 2018 à 10:20

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