Environnement

Journée mondiale de l’océan : Agir pour des « Océans propres »

Les océans sont sans cesse malmenés par la pollution, la surpêche, l’acidification et le réchauffement climatique.

Ce vendredi 8 juin, la journée mondiale de l’océan a pour thème« Nettoyons notre océan ». Depuis 1992, au sommet de la Terre à Rio de Janeiro où fut lancée l’idée d’une journée mondiale dédiée à l’océan, l’objectif est de sensibiliser aux enjeux marins, qui sont « multiples et déterminants pour l’avenir de l’humanité ».

Les océans menacés par l’Homme

Ainsi, la Journée mondiale de l’océan entend rappeler, à travers le monde, le rôle des océans comme source de vie. Et pour chacun de prendre conscience de la menace qui pèse sur eux et de se mobiliser.

En effet, les océans fournissent 70 % de l’oxygène que nous utilisons pour vivre et absorbe jusqu’à 2,2 milliards de tonnes de CO2 par an. En outre, l’océan est un véritable vivier pour les espèces marines. Si les océanographes ont recensé pas moins de 274.000 espèces vivantes différentes, en réalité, il en existerait bien davantage dans les profondeurs. Or, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), 1 % des 2 800 espèces marines dans les pays d’Océanie sont menacés d’extinction. 31 % des stocks de poisson dans le monde étaient surexploités en 2013, selon la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), contre 10 % en 1974. Ce qui ne permettait pas leur renouvellement.

Des océans de plastiques

Les récentes études sont unanimes pour admettre que les comportements humains menacent les océans. L’un des fléaux pour la faune et la flore marine est la trop forte consommation de poissons. Ensuite, le rejet de matières plastiques est devenu un véritable danger.

En effet, les images-chocs de sacs plastique, bouteilles et autres filets flottants en mer suscitent l’indignation depuis quelques mois. Des images font notamment état d’une gigantesque décharge flottante dans l’océan Pacifique. Elle s’étend sur une surface équivalant à trois fois la France.

Ainsi, 13 millions de tonnes de plastique sont répandues chaque année dans les océans, quatre fois plus qu’en 1950.

Or, ces plastiques menacent toute la chaîne alimentaire, nuisant à la santé de l’homme et des animaux.

Ensuite, les océans représentent une richesse indispensable pour l’homme. 40% de la population mondiale vivant à proximité des côtes et une grande partie dépendant de ses ressources pour se nourrir.

Cette année, la Journée mondiale de l’océan sera centrée autour du thème « Océans propres ». Des initiatives seront organisées à travers le monde pour prévenir la pollution par le plastique et à encourager des solutions concrètes pour un océan plus sain.

Le projet fou d’Yvan Bourgnon

Alors que Benoît Lecomte tente de parcourir plus de 8.000 kilomètres en crawl dans l’océan Pacifique, un autre projet fou est en train de naître. Il s’appelle le Manta. C’est un bateau géant qui pourrait nettoyer la surface des océans de ses déchets plastiques. Derrière cette idée folle, il y a Yvan Bourgnon. Le skipper suisse a à son actif un tour du monde sur un catamaran, sans GPS, à l’aide d’un sextant et de cartes papier. Ainsi, au cours de ses courses transocéaniques, il a régulièrement heurté des objets flottants non identifiés. En 2015, lors de la Transat Jacques Vabre, il est même entré en collision avec un container, l’obligeant à abandonner la course. Mortifié par la pollution océanique, Yvan Bourgnon a donc décidé d’agir.

Ainsi, avec la création de son association The Sea Cleaners, dédiée à la lutte contre la pollution océanique, il s’est lancé dans la construction du Manta. Un navire révolutionnaire, collecteur de déchets plastiques.

 On vient de réaliser une année et demie d’étude de faisabilité. Depuis début 2018, grâce à toutes ses études, on est sûr de pouvoir réaliser le bateau.

Avait-il confié au micro de Daphné Burki sur Europe 1 le 31 mai.

On a lancé les plans du bateau et les appels d’offres pour savoir où il sera construit.

A détaillé le skipper, qui a précisé avec certitude que le navire sera de fabrication française.

A écouter, Yvan Bourgnon, le Manta s’annonce comme un géant des mers. Long de 70 mètres de long et large de 49 mètres. Il regroupera « les technologies les plus innovantes en matière de production d’énergie propre ». En outre, il sera complètement autonome. L’idée étant d’intervenir rapidement dans les zones les plus fortement polluées. Aussi bien en haute mer que le long des côtes ou dans les estuaires des 10 grands fleuves. Des zones d’où proviendrait 90 % de la pollution plastique déversée dans les océans.

Publié le vendredi 8 juin 2018 à 13:44, modifications vendredi 8 juin 2018 à 12:44

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