Environnement

Inde : La pollution à New Delhi a atteint un niveau critique

Des images alarmantes nous sont parvenues de la capitale indienne, New Dehli. Un épais “smog” de pollution asphyxie ses habitants depuis mardi. Les niveaux de particules ultra-fines ont atteint des niveaux très dangereux.

New Delhi souffre d’une terrible pollution depuis des années. Ce mardi 7 novembre, la capitale indienne a connu un pic de pollution sans précédent. Un épais voile gris a recouvert toute la ville. Malgré d’importants nuages de pollution en Europe, ce n’est rien comparé à ce que vit actuellement la mégalopole indienne. Elle avait été désignée la ville la plus polluée du monde en 2014.

La capitale compte plus de 20 millions d’habitants qui sont habitués à l’arrivée de ces épais nuages de pollution. Dans les rues de New Delhi, à travers l’épais brouillard gris, c’est à peine si on distingue les petits commerçants, un chiffon noué sur le visage pour essayer de mieux respirer. Mais, mis à part les protéger de l’odeur nauséabonde, ce geste ne les préserve pas des conséquences de la pollution sur l’organisme.

Une situation qui empire de jour en jour

Mardi 7 novembre, la situation était particulièrement grave. Ce qui a conduit les scientifiques à se demander quel sera l’avenir de la vie humaine dans des villes comme la capitale indienne. En effet, l’homme est mis en danger par cette pollution. A l’occasion de la COP23 en Allemagne, les représentants des pays du monde entier s’interrogent sur l’empreinte écologique de l’homme sur la Terre.

Les chiffres enregistrés ce mardi à New Delhi sont particulièrement impressionnants. En effet, le niveau des particules ultrafines (PM2,5) circulant dans l’air était entre 300 et 650 microgrammes/m3. Or, il faut savoir que l’OMS recommande de ne pas dépasser 25 microgrammes/m3 en moyenne journalière pour la santé. Nul besoin d’être un spécialiste pour comprendre à quel point la situation est grave. D’ailleurs, un employé de banque vivant à New Dehli a témoigné, déclarant qu’en sortant de chez lui, il a commencé à tousser, et ses yeux l’ont brûlé très fortement.

Une prise de conscience collective nécessaire

Le problème, c’est que la population de New Delhi n’a pas conscience de la gravité de la situation. En effet, la majeure partie de ces habitants pense que ce brouillard est d’origine naturelle. C’est aussi pour cette raison que l’association médicale indienne a parlé “d’état d’urgence de santé publique”, et demande aux décideurs d’agir le plus vite possible. New Delhi est devenue trop polluée pour être habitée, mais le gouvernement indien n’a pas présenté de solution à ce jour.

A tel point que ce mardi, des décisions ont dû être prises en urgence, face à ce “smog” de pollution. Ainsi par exemple,  une piste de l’aéroport international a dû être fermée à cause de la mauvaise visibilité. Et ce n’est pas la première fois que cela arrive. Les épisodes de pollution comme celui-ci arrivent fréquemment à l’automne, période de l’année qui, juste après l’été, est terrible pour l’Inde et ses habitants.

Des explications scientifiques intéressantes

A New Delhi, la pollution est particulièrement grave, à cause du froid et de l’absence de vent. En effet, ces deux critères météorologiques empêchent les émissions polluantes des usines et des voitures de s’échapper. Les particules restent donc en suspension, et provoquent une pollution particulièrement grave et envahissante. C’est pour cette raison qu’en 2014, New Delhi a reçu le triste titre de ville la plus polluée du monde.

De graves problèmes de santé sur l’homme

Et dans cette région du monde, la pollution est une donnée avec laquelle les habitants ont l’habitude de vivre au quotidien. En effet, la capitale indienne est loin d’être la seule agglomération à souffrir de ce terrible nuage de pollution. Ainsi, non loin de New Delhi, à 400 kilomètres de là, près de la frontière pakistanaise, Lahore est également gravement touché par la pollution.

Les habitants ont terriblement souffert de ce dernier épisode de pollution. Ils ont dû prendre des mesures pour s’adapter, et pouvoir continuer à vivre normalement. Ainsi, ils ont été dans l’obligation de porter des masques et des lunettes en continu pour se protéger. Et les cabinets médicaux ne désemplissent pas. En effet, les infections oculaires augmentent considérablement. Les yeux sont injectés de sang, et il faut prescrire du collyre pour tenter de soulager les patients. Le problème, c’est que la population n’a pas toujours les moyens de payer ses médicaments, et se contente de rincer l’œil à l’eau claire. Ce qui est bien loin d’être suffisant malheureusement.

La pollution est donc devenue un problème de santé publique majeure en Inde. Notamment dans les alentours de New Delhi. Cette pollution s’explique notamment par le besoin de croissance important lié au très grand nombre d’habitants dans cette région du monde.

La sonnette d’alarme est tirée

L’épais brouillard lié à la pollution ne va pas s’estomper avant plusieurs jours. Les décideurs envisagent même de fermer certaines écoles pour confiner les enfants chez eux.

En 2015, la pollution atmosphérique, terrestre et aquatique, était responsable de 2.5 millions de décès en Inde. Cette étude est parue récemment dans la revue The Lancet. Ce bilan extrêmement lourd devrait s’aggraver dans les années à venir. L’enjeu de la pollution atmosphérique est devenu une priorité absolue pour la Planète.

Publié le mercredi 8 novembre 2017 à 15:36, modifications mercredi 8 novembre 2017 à 11:44

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