Environnement

Ces Français ont acheté une île pour sauver le corail

Entre les plantations d’arbre et le corail, l’île de Pangatalan, pourrait devenir un modèle de biodiversité.

C’est une petite île dans les Philippines. Pangatalan. Un petit endroit de rêve avec des cocotiers, une eau turquoise… Mais si elle ressemble à cela aujourd’hui, c’est grâce à un couple de Français.

Tous les arbres avaient été coupés

L’histoire commence le 4 janvier 2011. Chris et Frédéric Tardieu y pensaient déjà depuis un moment, mais, ils se sont décidés à sauter le pas en achetant une île. Quand beaucoup investissent dans un appartement ou une maison de vacances, pour eux ce sera Pangatalan.

Le 4 janvier 2011, pour l’anniversaire de Chris, on a acheté l’île. L’année suivante, on a créé la fondation Sulubaaï, ici, aux Philippines, pour lancer notre projet environnemental. On a toujours aimé les défis et on voulait faire quelque chose qui ait du sens. Cette île, c’est un peu notre dernier coup de folie !

explique Fréderic Tardieu à nos confrères de Ouest-France.

Ils larguent tout en Europe, et viennent s’installer. Mais, ils se retrouvent face à un vrai travail de titans. Ici, tout a été détruit. Les arbres coupés pour faire du matériel de construction, les coraux détruits par la pêche. Bref, ils se retrouvent face à un canevas vierge sur lequel ils peuvent dresser leurs nouveaux plans. Mais, la patience est nécessaire.

Peu à peu, ils commencent à replanter des arbres sur cette île de 5 hectares. Des dizaines de milliers de plantes sont apportées.

L’intérieur de l’île avant/après. (Photos : Sulubaaï Environmental Foundation)

Un travail de fond qui commence à porter ses fruits. En 2015, c’est la construction d’une villa qui commence à partir de matériaux recyclés, puis une génératrice électrique solaire ou encore une ferme biologique. L’objectif est clair. Rendre l’île durable et suffisante et inspirer d’autres projets identiques à travers le monde.

Boutures de coraux

Mais, dans cette région du monde, les plus beaux paysages sont parfois sous-marins. Ils font donc transformer les eaux alentours en aire maritime protégée. La pêche y devient interdite. De la même façon qu’ils ont “réparé” l’île, ils se mettent maintenant aux coraux. Des boutures sont installées sur les récifs alentours grâce à des structures en béton non-polluantes. Plus de 50% du travail serait déjà fini aujourd’hui. Chaque étape du projet s’est fait en collaboration avec les habitants locaux embauchés comme ouvriers ou pour créer les pièces nécessaires.

Le prochain objectif ? Devenir une réserve biosphère de l’UNESCO.

Au départ, on avait le rêve de gommer les dégâts causés par l’homme sur cette île. Aujourd’hui c’est devenu un combat, pour faire de ce tout petit endroit sur Terre un poumon de biodiversité.

espère Frédéric.

Publié le vendredi 16 mars 2018 à 11:58, modifications vendredi 16 mars 2018 à 10:30

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