Environnement

En Thaïlande, une tortue verte meurt après avoir ingurgité trop de plastiques

Sacs plastiques, élastiques, filets de pêche, autant de fléaux des océans, qui ont fait une nouvelle victime. En effet, une grosse tortue verte, espèce protégée, est morte en Thaïlande après avoir ingurgité trop de plastiques.

Quelques jours après la mort d’une baleine qui avait ingurgité trop de plastique, c’est une grosse tortue verte qui est morte en Thaïlande. Pourtant, pendant deux jours, les vétérinaires ont tout tenté pour sauver le reptile, qui avait échoué sur une plage… En vain.

Son estomac gonflé à cause du plastique

Ainsi, ce lundi 11 juin, Weerapong Laovechprasit, vétérinaire dans un centre public, a expliqué que l’estomac de la tortue verte avait gonflé « en raison de tout le plastique avalé ». Par conséquent, l’animal ne pouvait plus s’alimenter.

Nous avons constaté que 50 % des tortues que l’on retrouve échouées sur les plages sont malades à cause des ordures plastiques qu’elles ont avalés.

A-t-il précisé, ajoutant qu’il y a quelques années cela ne concernait que « 10 % des cas ».

La mer est devenue une poubelle. Et c’est cela qui l’a tuée.

A déploré Weerapong Laovechprasit.

Aujourd’hui, les tortues vertes sont considérées comme menacées ou gravement menacées. Ces tortues marines font l’objet de protection ou de plan de restauration. Toutefois, la pollution, le braconnage et les prises accidentelles par des engins de pêche restent des causes préoccupantes du recul de ces populations.

De plus, les tortues de mer se nourrissant notamment d’algues, de méduses, de moules et de petits poissons, peuvent prendre des objets flottants en plastique pour des méduses. Et ainsi mourir d’étouffement en essayant de les avaler.

La Thaïlande, le royaume de la pollution plastique

Par ailleurs, après la mort d’une baleine étouffée par du plastique sur une plage thaïlandaise, le décès de la tortue verte met en lumière la dépendance de la société à cette matière. Il illustre notamment l’urgence de la situation. Or, contrairement à ses voisins asiatiques et malgré les nombreuses initiatives, la Thaïlande tarde à mettre en place des mesures de lutte contre la pollution plastique. Selon l’ONG de référence Ocean Conservancy, la Thaïlande fait partie des pays qui rejettent le plus de plastiques dans les océans. L’association estime qu’avec ses voisins, Chine, Indonésie, Philippines et Vietnam, le pays déverse chaque année plus de quatre millions de tonnes de plastique en mer. Soit la moitié du total des rejets dans les mers du monde.

Enfin, l’ONG précise que chaque seconde, 100 tonnes de déchets (sur les 4 milliards produites annuellement) finissent en mer. Une grande partie d’entre eux est constitué de matière plastique. Or, les associations estiment à 100.000 le nombre de mammifères marins et à un million celui des oiseaux qui meurent par étranglement ou étouffement dans ces pièges à travers le monde chaque année.

Publié le lundi 11 juin 2018 à 16:03, modifications lundi 11 juin 2018 à 14:48

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