Devenez volontaires sur une base scientifique polaire !

Si le froid ne vous fait pas peur, l'Institut Français cherche des volontaires pour ses bases en Arctique et Antarctique.

C’est une invitation à l’aventure et au dépaysement complet. L’Institut Paul-Emile Victor vient de lancer sa campagne de recrutement. L’objectif ? Trouver une quarantaine de personnes qui s’installeront sur ses bases scientifiques polaires. A vos CV !

Des profils très différents sont recherchés

Bien sûr, la plupart des profils sont avant tout scientifiques. L’Institut cherche ainsi des biologistes, chimistes ou vétérinaires. Mais, la liste ne s’arrête pas là. Pour vivre dans des zones tellement isolées, il est nécessaire de pouvoir fonctionner de façon quasi autonome. On trouve donc aussi au programme des mécaniciens, des plombiers ou encore des pâtissiers. “Chaque année, nous recrutons du personnel pour relever celui en place” détaille Laurence André Le Marec, en charge du recrutement à l’institut. Les profils scientifiques sont les plus faciles à trouver. “On reçoit beaucoup de profils de biologistes, mais pas assez de mécaniciens ou d’outilleurs car ces derniers ne nous connaissent pas”, poursuit Laurence André Le Marec.

Les postes sont à pourvoir dans plusieurs lieux différents :

  • L’Arctique (Spitzberg)
  • L’Antarctique (Dumont d’Urville et Concordia)
  • Les îles Subantarctiques (Amsterdam, Crozet et Kerguelen)

Différents types de contrats sont proposés aux candidats. On trouve ainsi des services civiques et des contrats à durée déterminée pour professionnels confirmés. Deux phases sont concernées : hivernage et campagne d’été.

Place aux femmes

Un des principaux défis rencontrés par l’Institut est de réussir à recruter des femmes. Celles-ci sont encore trop peu nombreuses parmi les profils. Il faut dire que jusqu’à l’an 2000, l’hivernage leur était interdit en Antarctique. Sur la base Dumont d’Urville, on ne trouve ainsi que 6 femmes pour 24 hommes. La parité semble encore être un objectif difficile à atteindre.

Afin d’encourager d’autres à venir les rejoindre, l’accent est donc mis sur les femmes à travers une série de vidéos de recrutement publiées sur la page Facebook de l’Institut.

Des conditions difficiles

Les conditions extrêmes des différentes bases jouent peut-être un rôle dans ces difficultés. Vivre en Arctique ou en Antarctique représente ainsi un véritable défi. Il faut pouvoir vivre entre un an voir plus, loin du reste de la civilisation, de sa famille ou de ses proches avec seulement quelques inconnus.

Les températures extrêmes sont elles aussi au rendez-vous. Le thermomètre peut ainsi descendre sous les 80° ! Pas vraiment une aventure à improviser donc. A la passion pour son métier, il faut ajouter une bonne santé. Les candidats doivent se préparer à passer toute une batterie de tests médicaux et psychologiques.

Modifié : 6 février 2018 15 h 48 min

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