Environnement

D’après une étude, il y a 99,9995% de chances pour que l’homme soit responsable du réchauffement climatique

Voici une étude qui a de quoi faire taire les climatosceptiques en tous genres une bonne fois pour toutes.

D’après une nouvelle étude passant en revue près de 40 ans de données sur le climat, l’humanité est responsable du réchauffement climatique avec un niveau de certitude extrêmement important. Ainsi, les scientifiques ont découvert que les températures en été ont tendance à augmenter plus rapidement qu’en hiver, et que l’écart entre les maximales et les minimales s’est creusé, ce qui point vers un dérèglement majeur du climat.

De quoi faire taire les sceptiques

Si le réchauffement climatique est une réalité bien établie, de nombreux sceptiques, continuent de nier ou de minimiser la responsabilité des activités humaines dans ce désastre écologique majeur. Pour ces derniers, les causes du réchauffement seraient tout à fait naturelles.

Mais une nouvelle étude publiée dans la revue scientifique Science nie formellement cette croyance. En effet, à travers une analyse statistique effectuée à partir de données récoltées pendant près de 40 ans, cette équipe d’experts américains nous apprend qu’il n’y a que 5 chances sur 1 million pour que le réchauffement ne soit pas causé par l’Homme. Il n’y a donc quasiment aucun doute sur l’origine de ce phénomène, qui menace à la fois l’humanité et la faune et la flore à l’échelle mondiale.

Une étude menée sur 38 ans

Les scientifiques en charge de l’étude ont recueilli de nombreuses données satellitaires sur une période de 38 ans, être 1979 et 2016. Ils se sont concentrés sur les températures relevées au sein de la troposphère, une partie de l’atmosphère situées directement après la surface terrestre, et qui s’étend jusqu’à 16 kilomètres au-dessus de nos têtes. Ils ont ensuite comparé ces températures à de nombreux endroits différents pour chaque saison de chaque année.

Grâce à un modèle statistique pointu, les scientifiques ont pu déterminer la part du réchauffement directement causées par les activités humaines, et en particulier l’émission de gaz à effet de serre. Et la conclusion de cette expérience est sans appel : pour les experts, les changements profonds en termes de température sont statistiquement liés à notre incapacité à respecter l’environnement avec une quasi certitude ans 5 ensemble de données statistiques sur 6 en tout.

Un réchauffement inégal selon les régions

A travers leur étude, les scientifiques américains on remarqué que les températures avaient tendance à grimper davantage en été qu’en hiver, surtout dans les zones les plus tempérées de la planète situées au nord. Le réchauffement est donc un phénomène différencié en fonction des différentes régions de la Terre, et ce phénomène ne peut être imputable qu’à une seule cause d’après les experts : les gaz à effet de serre. Il n’y a donc presque plus aucun doute permis concernant l’origine du réchauffement.

L’équipe du professeur Benjamin Santer, en charge de cette étude, a en outre comparé les maximales et minimales de chaque mois à chaque endroit de la Terre étudié. Le résultat de cette analyse a permis de montrer que l’écart entre ces deux extrêmes s’est creusé avec les années, avec une augmentation plus importante des températures les plus chaudes. Ce phénomène s’explique par la tendance des gaz à effet de serre à faire augmenter les températures déjà élevées à travers la réfraction des rayons solaires. Ainsi, d’après toutes ces données, il n’y a que 0,0005% de chance pour que l’humanité ne soit pas entièrement responsable de ce désastre.

Une énième preuve

La conclusion de cette étude constitue une autre preuve de l’origine humaine du réchauffement climatique. D’ailleurs, une étude précédente issue du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) estimait que l’humanité était responsable avec une probabilité de 95%. Cette nouvelle étude vient donc renforcer cette hypothèse de façon encore plus importante. D’après Jean Jouzel, éminent climatologue français, toutes ces études réunies permettent d’établir avec quasi-certitude ce que certains responsables politiques comme Donald Trump refusent toujours de voir.

Mais cette étude comparative des écarts entre minimales et maximales à plusieurs moments de l’année permet également d’entrevoir une autre réalité du réchauffement climatique : la perturbation durable des saisons. C’est un argument en plus pour prendre des mesures radicales à l’échelle mondiale et éviter ainsi une catastrophe planétaire annoncée.

Publié le mercredi 1 août 2018 à 15:47, modifications mercredi 1 août 2018 à 16:02

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