Environnement

La Chine interdit enfin les ventes d’ivoire mais pas les peaux d’éléphants

Il s’agit d’un premier pas vers une abolition du braconnage d’éléphants.

C’est une décision historique. La Chine, premier importateur d’ivoire, vient d’en interdire la vente de façon unilatérale. Toutefois, le commerce de peau d’éléphant reste légal dans le pays pour des raisons culturelles, celle-ci était un remède traditionnel de la médecine chinoise.

Une avancée positive

Le marché chinois a longtemps été l’une des causes principales du massacre d’éléphants. En effet, on estime à 30 000 le nombre d’animaux tués uniquement pour satisfaire la demande du pays. Il reste cependant une réserve importante : la mesure ne couvre pas la ville d’Hong-Kong, qui est historiquement le point névralgique mondial du négoce d’ivoire.

Les nombreuses ONG de défense des animaux espèrent toutefois que cette décision historique permettra de convaincre peu à peu les autres pays de la zone. En effet, ces derniers sont également très friands de ce bien, qui se négocie parfois à plus de 1.000 euros le kilo.

Des dégâts parfois déjà irréparables

L’ONG “Sauvons la Forêt”, qui avait recueilli plus de 200 000 signatures sur une pétition afin de convaincre l’Union européenne de prendre des mesures globales pour interdire l’ivoire, s’insurge contre le trafic de peau d’éléphant, qui reste très présent en Asie.

Comme si l’ivoire ne suffisait pas, la peau des éléphants est dorénavant vendue pour des supposées vertus médicinales en Chine.

Si le rythme auquel les éléphants sont tués ne ralentit pas drastiquement, on estime ainsi que tous les éléphants sauvages auront disparus d’ici 10 ans.

Publié le vendredi 5 janvier 2018 à 10:23, modifications vendredi 5 janvier 2018 à 9:55

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