Environnement

La chasse aux phoques… une réalité qui fait froid dans le dos

La chasse aux phoques commerciale… Nous en avons tous déjà entendu parler. Mais savons-nous réellement ce qui se cache derrière ? Comment ça se passe ? Quelle est l’atroce réalité de cette pratique ancestrale qui ne demande qu’à disparaître ? Laissez-nous vous expliquer…

La chasse aux phoques se déroule principalement au Groenland, et dépend énormément du Canada. Il faut savoir que les bébés phoques sont brutalement tués alors qu’ils n’ont que quatorze jours. Ils sont brutalement arrachés à leur mère, et ne peuvent échapper à leurs bourreaux qui les tuent de façon cruelle et sans la moindre hésitation.

Pourtant, la grande majorité des Canadiens s’oppose fermement à la chasse aux phoques. Car cette chasse qui se déroule au Groenland la plupart du temps, ne se justifie pas, ni pour des raisons économiques, ni pour des raisons environnementales. Un sondage effectué par IPSOS-Reid estime que six Canadiens sur dix s’opposent à la chasse, ce qui est assez représentatif ! Et que sept Canadiens sur dix sont en accord avec l’Union Européenne d’interdire les importations de produits dérivés du phoque. Le Canada et la Norvège s’étaient pourtant fermement opposés à cette réglementation, mais il semblerait que la population trouve finalement que ce soit normal !

Et malgré tout, le carnage se poursuit… Pourquoi continue-t-on à chasser brutalement les phoques, mettant ainsi en péril l’avenir de cette espèce ? Car ce sont 1.5 millions de phoques du Groenland qui ont été sauvagement abattus ces cinq dernières années… C’est une question qui mérite que l’on s’y intéresse…

Comment se déroule la chasse aux phoques ?

La chasse aux phoques est particulièrement cruelle et barbare. En effet, les conditions de chasse sont très compliquées pour les chasseurs qui évoluent dans des conditions dangereuses. En effet, la superficie de chasse est très vaste, les conditions climatiques sont imprévisibles, et les animaux ne peuvent de ce fait pas être respectés comme ils le devraient.

Car de nombreux chasseurs affirment qu’ils préfèreraient abattre l’animal ou le rendre inconscient avant de l’achever. Malheureusement, leurs conditions de travail sont tellement difficiles qu’ils ne peuvent pas le faire. Car ils se déplacent sur des zones glissantes et instables. Ils montent et descendent de leurs bateaux, au gré des vagues. Bref, les conditions de travail sont difficiles…

Du coup, il est impossible d’abattre rapidement l’animal, et de répondre aux exigences d’une chasse non cruelle. Donc… les phoques sont tués sur la glace, avec des gourdins. Le chasseur s’approche du bébé phoque, et le tue à coup de ce qu’on appelle à hakapiks, c’est-à-dire un gourdin à l’embout pointu. Il faut plusieurs coup sur le crâne pour l’animal soit tué.

Et les phoques adultes ? Et bien il sont parfois chassés à la carabine ou au fusil à plomb. Mais c’est relativement rare, ils sont souvent tués avec leurs petits, avec un hakapik. Les adultes sont bien plus difficiles à tuer que les bébés, et les souffrances de l’animal sont indescriptibles. C’est une scène d’une cruauté sans nom.

Car souvent, le phoque adulte tente de s’échapper, et part nager la glace. Mais il est blessé, et souffre. Il est obligé de ressortir de l’eau pour éviter de se noyer, et ses bourreaux l’attendent, sur la glace. Le chasseur peut alors tuer le phoque, mais il s’y reprend à plusieurs fois pour réussir à transpercer son épaisse peau. L’animal n’a aucune chance, mais il se débat, et tente d’échapper à ses assassins, en laissant de longues traînée de sang sur la glace immaculée. Une situation de détresse absolument insoutenable pour les amis des animaux…

Aucune surveillance ?

La chasse aux phoques est très difficile à réglementer, car impossible à surveiller. Il existe des lois qui ont été adoptées au Canada. Mais elles ne sont pas appliquées, le comportement des chasseurs restant inchangé et les contrôles des autorités étant inexistants. Il semble impossible à ce jour de faire respecter la réglementation.

Il y aurait environ 1800 bateaux qui participent à la chasse commerciale aux phoques, et on dénombrerait 6000 chasseurs. Or, les bateaux évoluent sur 200 000 km2, et la période de chasse dure trois mois. Autant dire qu’il est impossible de surveiller les faits et gestes sur un tel territoire. Et pourtant, les quotas existent et les règles sont véridiques. Mais tout cela n’est qu’un leurre, rien est appliqué ni surveillé. Et c’est un véritable drame.

Un véritable carnage

Pendant la période de chasse, on tuerait environ 100 phoques par minute… Un véritable massacre donc, pour des animaux qui sont inoffensifs, et qui risquent à terme de disparaître à cause de cette chasse intensive. Les quotas sont largement dépassés… Dans certaines régions, on dépasse le quota fixé par la loi de 350% !

Le problème également, c’est que les chasseurs sont obligés de travailler vite, de ramener le plus de phoques possibles, et de travailler discrètement. Certains chasseurs affirment ainsi que leurs conditions de travail, qui étaient déjà pénibles, sont encore plus compliquées avec toutes les réglementations. Et que du coup, ils n’ont plus le temps de travailler proprement et s’assurer une mise à mort de l’animal sans cruauté. Une justification qui n’est pas franchement convaincante, mais qui est avancée par de nombreux chasseurs de phoques.

Pourquoi la chasse continue ?

Certains ont avancé un argument économique pour justifier la chasse aux phoques au Canada. Mais une étude a été réalisée, démontrant que cette activité saisonnière ne représente que 5% des salaires des pêcheurs, et une très faible partie de l’économie de la côte Est du Canada.

Contrairement à ce que le Gouvernement canadien a déjà expliqué, la chasse aux phoques ne fera pas sortir les régions concernées de la pauvreté économique, d’autant plus que le commerce de la fourrure est un marché très instable et ne peut fournir des revenus réguliers. Très peu d’emplois sont créés par la chasse aux phoques. Et donc, on ne peut absolument pas avancer un argument d’ordre économique pour justifier la chasse aux phoques

La chasse aux phoques au Canada est le plus important et le plus cruel massacre de mammifères marins dans le monde. Les phoques sont tués pour leur peau, il ne faut pas se leurrer. C’est donc pour répondre aux besoins de l’industrie de la mode que la barbarie se poursuit…

Les conditions de la chasse aux phoques sont plus terribles que jamais, et passées sous silence. Mais il est important d’en parler et de connaître cette triste réalité, bien souvent dénoncée par les associations comme la Fondation Brigitte Bardot notamment. Il faut partager l’information, et faire connaître cette triste réalité…

Publié le jeudi 6 juillet 2017 à 13:33, modifications jeudi 6 juillet 2017 à 11:25

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