Environnement

“Blue” : Un documentaire sur un ecosystème sous-marin à préserver

Le nouveau film Disneynature est à découvrir en salles dès aujourd'hui

Avec “Blue”, Disneynature nous emmène au coeur des récifs coraliens où nous découvrons de nombreuses créatures à travers des séquences majestueuses. Le documentaire a également pour but de nous alerter sur les menaces qui planent sur l’écosystème sous-marin.

Avec Blue, Disneynature nous immerge dans l’océan, où l’on croise de somptueuses créatures dont l’écosystème est aujourd’hui en danger. Cette plongée au coeur des récifs coralliens a été mise en scène par Alastair Fothergill et Keith Scholey. Lors d’une interview accordée à Brut, ce dernier a mis en lumière les risques qui pèsent sur l’écosystème sous-marin.

Le réalisateur britannique a d’abord expliqué qu’il avait toujours voulu faire un film sur les profondeurs de l’océan :

Mon rêve a toujours été de faire un film qui nous fasse plonger dans la peau d’un dauphin

400 jours de tournage pour des séquences rares

Des dauphins, il y en a dans Blue mais ce n’est évidemment pas le seul animal marin que l’on croise. Les réalisateurs ont en effet réussi à capter des moments rares, comme le combat de baleines à bosse. Pour tourner cette séquence qui ne dure que quelques minutes à l’écran, l’équipe technique a passé quatre semaines à Hawaï. Le tournage de 400 jours s’est déroulé dans 10 pays.

Keith Scholey a déclaré à propos du tournage :

Le monde sous-marin est difficile parce qu’on est limité sur le temps passé sous l’eau et aussi parce qu’un animal comme le dauphin, s’il veut être avec vous, il peut mais dès qu’il ne veut plus, il bouge sa queue et on ne le revoit plus. Donc ce qu’on a dû faire, c’est passer énormément de jours à plonger avec différents animaux pour construire l’histoire.

Il a également ajouté qu’il était nécessaire d’être patient pour mettre en boîte les séquences que l’on voit dans le documentaire :

On passe beaucoup de jours où rien ne se passe. Mais pour avoir ces 3 ou 4 superbes journées, on doit rester sur place environ 4 semaines.

Un écosystème menacé

Seuls 5% des océans ont déjà été explorés, alors qu’ils représentent 70% de la surface de la planète. Avec Blue, nous découvrons une partie de ce monde composé de 300 000 espères marines connues. Keith Scholey affirme à propos de cet écosystème, qu’il tenait à présenter au public dans son film :

La vraie chose que je voulais que le public comprenne, c’est que les milieux sous-marins comme les coraux fonctionnent uniquement comme une communauté. Si vous voulez voir des dauphins dans le futur, vous devez avoir des récifs coralliens. Si vous voulez des coraux, vous devez avoir tous les petits poissons qui vivent dedans. Cet endroit marche comme une ville, on ne peut pas avoir une ville sans avoir de fermiers, de policiers, d’avocats.

Il ajoute ensuite :

Certains citoyens de ce monde sous-marin sont supprimés. On ne peut pas maintenir un monde dans lequel les communautés de ce monde sous-marin se désagrègent donc on espère que le film va raconter cette histoire et mener à des actions pour protéger ces endroits comme il se doit.

La pêche commerciale a décimé 90% des poissons carnivores en cinquante ans. Cela concerne des espèces comme le thon, la morue, ou les requins. Récemment, l’ONG Sea Shepherd a lancé une alerte, affirmant que des milliers de dauphins sont tués chaque année au large des côtes françaises. Par ailleurs, 20% des récifs coralliens auraient déjà été détruits par le réchauffement climatique.

Blue est à découvrir au cinéma dès aujourd’hui.

Publié le mercredi 14 mars 2018 à 13:19, modifications mercredi 14 mars 2018 à 11:50

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