Economie

Vent de panique sur les places financières européennes et asiatiques après l’effondrement de Wall Street

Le vent de panique venu des États-Unis, où Wall Street a plongé de façon spectaculaire lundi soir, a gagné les marchés européens ce mardi matin après avoir déjà emporté les places asiatiques.

Après le décrochage de Wall Street lundi et des places boursières asiatiques, les principales Bourses européennes ont ouvert en fort repli mardi 6 février. En effet, les marchés se sont affolés gagnés par des craintes d’accélération de l’inflation. Mais surtout à cause de durcissement des politiques monétaires des grandes banques centrales.

Plongeon à Wall Street

Ainsi, les principaux indices ont lourdement chuté dès l’ouverture des places financières européennes. Le CAC 40 a chuté de 3,43 %. Le DAX allemand 3,58 %. Quant à la Bourse de Londres, elle a perdu 2,61 %. Les places italiennes et espagnoles cèdent respectivement 2,9 % et 2,33 %. En outre, à Paris, aucune valeur n’était en hausse. La plus forte valeur était celle de Peugeot (-3,21 %) suivi de Renault (-3,10 %) et de Technip (-3,06 %). Enfin, la plus faible baisse revenait à Engie qui n’a cédé que 1,8 %.

Or, ce mouvement à la baisse fait suite au plongeon de Wall Street lundi soir.

La valeur de référence, le Dow Jones, a perdu 4,6 %, le S & P 500 4,10 % et le Nasdaq 3,78 %. Ensuite, ce fut au tour des places asiatiques de chuter. La Bourse de Tokyo a clôturé à la baisse, avec 4,73%. Ailleurs dans la région, Sydney a fini en baisse de 3,20%. Hong Kong perdait 4,4% à une heure de la clôture. Tandis qu’en Chine continentale, l’indice composite de Shanghai abandonnait plus de 3%.

Correction attendue ou mini krach boursier ?

Pourtant, la correction des valeurs avait déjà débuté en fin de semaine dernière. En même temps que la hausse des taux américains.

Il n’y a pas de véritables catalyseurs particuliers à l’origine de la baisse de 4 % du S & P 500 hier. Et il paraît vain de chercher dans les tensions politiques, géopolitiques ou autres facteurs d’explications classiques les raisons de cette chute.

Ont détaillé les analystes d’Aurel BGC, une société de bourse française.

C’est d’ailleurs la bonne nouvelle du jour. Les marchés corrigent leurs excès haussiers des derniers mois. Certes de manière un peu violente, mais le mouvement devrait, par conséquent, être relativement bref.

Ont-ils souligné, dans les colonnes du Figaro.

Ainsi, il semble impossible de dire qu’on ne s’y attendait pas. En effet, ce spectaculaire retournement des Bourses mondiales en ce début d’année paraissait programmé. En effet, Wall Street avait monté quasiment en ligne droite depuis l’élection de Donald Trump. Affichant un gain de 34 % en un peu plus d’un an. La Bourse américaine a enchaîné 14 mois consécutifs de hausse. Du jamais vu depuis 1959, avec un mois de janvier explosif.

Une euphorie qui avait gagné l’ensemble des places financières mondiales. Ainsi, la Bourse du Japon était au plus haut depuis 21 ans. Quant à la Bourse de Paris, elle avait renoué avec ses plus hauts niveaux depuis janvier 2008. Toutes les actions cotées sur la planète capitalisaient plus de 90.000 milliards de dollars. Bien davantage que le PIB mondial !

Pourtant, les statistiques du célèbre économique américain et spécialiste des bulles financières, Robert Shiller, ont montré que Wall Street n’a été aussi cher qu’en deux circonstances dans l’histoire. A la veille du krach de 1929 puis à la veille de l’éclatement de la bulle Internet en 2000…

 

Publié le mardi 6 février 2018 à 14:48, modifications mardi 6 février 2018 à 12:32

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