Economie

Le taux de chômage redescend à son niveau de 2012

Avec une nouvelle baisse de 0,1 point au deuxième trimestre, le chômage revient au même niveau qu’à la veille de l’élection de François Hollande.

L’Insee vient d’annoncer une bonne nouvelle, ce jeudi 17 août. En effet, le taux de chômage a retrouvé son plus bas niveau depuis 2012, au début du quinquennat de François Hollande à l’Élysée.

Un taux de chômage plus bas que prévu

Ainsi, le taux de chômage a poursuivi sa décrue au deuxième trimestre. Il a reculé de 0,1 point entre avril et juin pour s’établir à 9,2% de la population active en métropole. Et à 9,5% en Outre-mer.

(source Insee)

Cette baisse n’était pas prévue par l’Insee si rapidement. Il tablait, dans sa note de conjoncture publiée en juin, sur une stabilisation.

En fait, l’institut de statistiques avait envisagé une baisse plus tardive, avec un taux qui devait redescendre à 9,4% en fin d’année sur la France entière.

Même si la marge d’erreur s’établit à plus ou moins 0,3 point, et nuance quelque peu ces résultats, le taux mesuré sur un an par l’Insee, selon les normes du Bureau international du travail (BIT), est en baisse de 0,5 point, soit près de 140.000 personnes.

Au total, l’Insee a comptabilisé, en moyenne sur le deuxième trimestre, 2,65 millions de chômeurs en métropole et 2,81 millions en France entière, soit une baisse trimestrielle de 20.000 (-0,7%) dans les deux cas.

Or, sur un an, leur nombre baisse de près de 140.000 (-5%). Parmi ces chômeurs, 1,17 million recherchent du travail depuis au moins un an. Ainsi, le taux de chômage de longue durée a baissé de 0,1 point sur trois mois. S’établissant à 4,0% de la population active.

Par classe d’âge, la baisse du chômage a essentiellement profité aux seniors (50 ans et plus) et aux générations intermédiaires (25-49 ans). Leurs taux de chômage ont baissé de 0,3 point sur le trimestre, pour s’établir respectivement à 6,3 % et à 8,4 % en métropole.

En revanche, les jeunes (15-24 ans) n’ont pas bénéficié de la décrue. Leur taux de chômage a augmenté de 0,9 point sur le trimestre, à 22,7 %. Il reste toutefois en nette baisse (− 1,1 point) sur un an.

Les chômeurs « fantômes »

Autre bonne nouvelle : le taux d’emploi. Il s’agit de la part des personnes en emploi par rapport à l’ensemble de la population en âge de travailler. Cet indicateur augmente de 0,5 point, pour atteindre 65,3%.

Sa valeur la plus élevée depuis 1980.

Relève l’Insee.

Même chose pour le taux d’activité (part des personnes travaillant ou souhaitant travailler par rapport à la population des 15-64 ans), qui progresse de 0,5 point, pour s’établir à 72%, son niveau le plus haut depuis 1975.

De bons chiffres qui corroborent les fortes créations d’emploi enregistrées dans le secteur privé (+91.700 au deuxième trimestre, +291.000 sur un an). Un volume inégalé depuis plus d’une décennie.

Cependant, si le taux de chômage retrouve son niveau d’il y a cinq ans, le « halo du chômage », non pris en compte dans le taux de chômage au sens du BIT, est encore loin de son niveau de 2012.

Cette catégorie regroupe, selon l’Insee, les personnes qui souhaitent travailler mais sont classées comme inactives :

Soit parce qu’elles ne sont pas disponibles rapidement pour travailler (deux semaines). Soit parce qu’elles ne recherchent pas activement un emploi.

Or si leur nombre a baissé de 22.000 au deuxième trimestre. Ils sont toujours près de 1,5 million, soit encore 200.000 de plus qu’il y a cinq ans.

Néanmoins, ce bilan encourageant est terni par les chiffres de Pôle emploi. Ceux-ci font état de 571.000 chômeurs sans activité (catégorie A) supplémentaires sur la durée du quinquennat. Il s’agit donc d’une hausse de 19,6 %. Leur nombre atteignait 3,48 millions en métropole à la fin de juin.

Publié le vendredi 18 août 2017 à 12:42, modifications vendredi 18 août 2017 à 11:47

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