Economie

Lundi de Pentecôte : Une journée de solidarité qui devrait rapporter 2,42 milliards d’euros en 2018

En 2018, la journée de solidarité de ce lundi de Pentecôte, le gouvernement envisage une économie de 2,42 milliards d’euros. Une somme destinée à prendre en charge les personnes âgées.

La journée de solidarité créée, au lendemain de la canicule de 2003 par le gouvernement Raffarin, pour financer une meilleure prise en charge des personnes dépendantes a été initialement fixée au lundi de Pentecôte. Or, en 2018, elle devrait rapporter 2,42 milliards d’euros a estime mercredi 16 mai la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).

Initialement fixée au lundi de Pentecôte, redevenu férié en 2008, elle est depuis laissée à l’appréciation des employeurs publics et privés. Ainsi, certains suppriment un jour de congé ou de RTT. D’autres offrent cette journée à leurs salariés. Mais tous s’acquittent d’une contribution (0,3% de la masse salariale) à la CNSA. Les revenus du capital, à l’exception de l’épargne populaire comme le livret A, sont également soumis à cette contribution de solidarité autonomie (CSA), à hauteur de 0,3%.

En outre, depuis avril 2013, les retraités imposables participent également à l’effort, avec la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (Casa). Selon la CNSA, cette participation permet notamment de financer la revalorisation de l’aide personnalisée à domicile. Des actions de prévention de la perte d’autonomie, renforcer l’accompagnement des proches aidants. Ou encore abonder les fonds départementaux de compensation du handicap.

Comment seront redistribuées ces 2,42 milliards d’euros ?

Depuis sa mise en place en 2004, ce jour férié travaillé a permis de collecter près de 30 milliards d’euros. Un chiffre communiqué par la CNSA, chargée de sa gestion.

Sur le total de ce qui devrait être récolté cette année, 1,45 milliard d’euros iront au bénéfice des personnes âgées. 483,9 millions d’euros seront versés aux conseils départementaux pour le financement de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). Les 967,7 millions d’euros restants iront au bénéfice des personnes handicapées. Dans le détail, 629 millions d’euros seront versés aux conseils départementaux. Ils serviront au financement de la prestation de compensation du handicap (PCH) et le fonctionnement des maisons départementales des personnes handicapées. Et 338,7 millions d’euros seront alloués aux établissements et services médico-sociaux accueillant des personnes en situation de handicap.

Vers une deuxième journée de solidarité ?

L’hypothèse d’une deuxième journée de solidarité a récemment été évoquée par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, et le président Emmanuel Macron. En effet, avec une population vieillissante qui devrait continuer à augmenter, le gouvernement réfléchit à plus de moyens. Notamment pour lutter contre la dépendance des plus âgés.

Aujourd’hui, nous avons 1,5 million de personnes qui ont plus de 85 ans. Dont à peu près 10% sont dans les EHPAD, les maisons de retraite.

Avait constaté la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

Or, ce chiffre devrait tripler au cours des 20 à 30 prochaines années pour atteindre près de 5 millions. Ainsi, ces données incitent l’Etat à envisager la mise en place d’une deuxième journée de solidarité. Et pour soutenir, cette fois-ci, les personnes âgées en situation de dépendance.

Déjà, 65% des Français se disent opposés à la création d’une deuxième journée de solidarité pour financer les besoins en matière de dépendance. Un chiffre issus d’un sondage OpinionWay et ComdataGroup pour Les Echos et Radio Classique, publié le 24 avril.

Publié le samedi 19 mai 2018 à 11:43, modifications samedi 19 mai 2018 à 11:04

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