Economie

L’Insee revoit à la hausse le taux de croissance pour 2017

L’Insee fait passer de 1,6% à 1,8% sa prévision de croissance pour 2017.

L’Insee a relevé sa prévision de croissance pour 2017 en France, jeudi 5 octobre.

Ainsi, selon Le Figaro, à l’occasion de son point de conjoncture d’octobre, l’institut a estimé à 1,8% le taux de croissance prévu. Il prévoit notamment une accélération des exportations ainsi que de l’investissement des ménages et des entreprises d’ici la fin de l’année.

Du jamais vu depuis 2011

En effet, le produit intérieur brut (PIB) devrait augmenter de 0,5% aux troisième et quatrième trimestres.

Cela permettra une accélération de la croissance sur l’année à 1,8%.

Il s’agit d’un niveau inédit après trois années de croissance modeste autour de 1%.

S’est réjoui Dorian Roucher, chef de la division Synthèse conjoncturelle de l’Insee, lors d’une conférence de presse.

Celui-ci a également précisé que cette révision à la hausse tenait notamment à la solidité de l’investissement des entreprises. Et « surtout des ménages, qui bénéficient toujours de la baisse des taux d’intérêt ».

Par ailleurs, cette prévision vient rejoindre les estimations du ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire. Celui-ci a estimé, dimanche 8 octobre, que la croissance allait dépasser les 1,7% qui ont été reportés par le gouvernement dans son projet de Loi de finances.

Ralentissement du pouvoir d’achat et de la consommation

En outre, l’Insee prévoit une hausse de 5% de l’investissement des ménages. Ainsi que de 3,9% pour celui des entreprises (après 3,4% en 2016).

Par ailleurs, la France devrait voir ses exportations prendre de l’élan et croître de 3,3% après 1,9% en 2016.

Une augmentation profitant partiellement de la reprise du commerce mondial. Mais aussi du retour des touristes et du redémarrage des centrales nucléaires. Elles avaient été arrêtées pour maintenance à la fin de l’année dernière.

Même si le solde du commerce extérieur restera négatif en 2017, il devrait peser moins fortement sur la croissance que l’an dernier. En revanche, le pouvoir d’achat et la consommation devraient ralentir. La raison notamment au regain d’inflation (1%). Néanmoins, celui-ci devrait être compensé par les hausses de salaires, notamment dans la fonction publique.

Enfin, la consommation des ménages devrait se limiter à +1,1% après +2,1% en 2016. Des événements ponctuels l’avaient particulièrement dynamisée en 2016. L’Insee évoque notamment la vente de billets du championnat d’Europe de football. Mais aussi, les températures basses qui avaient stimulé les dépenses de chauffage et le changement de standard de diffusion télévisuelle. L’ensemble de ces facteurs ayant poussé les Français à acheter de nouveaux équipements.

 

Publié le dimanche 8 octobre 2017 à 14:33, modifications dimanche 8 octobre 2017 à 14:00

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