Economie

France : La Française des jeux bientôt privatisée et cotée en Bourse ?

Selon le JDD, l’Etat céderait environ 50% des parts de la Française des jeux sur les 72% qu’il détient.

Si cette annonce n’est pas une surprise, son exécution semble se préciser. Ainsi, dans son édition de dimanche 8 avril, le Journal du Dimanche a dévoilé le plan du gouvernement pour privatiser partiellement la Française des Jeux. Celle-ci est actuellement titulaire d’un monopole sur les jeux de loterie et les paris sportifs en France et à Monaco.

50% des parts mise en Bourse

Ainsi, selon l’hebdomadaire, la FDJ devrait changer de statut d’ici le premier trimestre 2019. Cette modification devrait intervenir après l’entrée en vigueur de la loi sur la croissance et la transformation des entreprises, attendue mi-mai. D’après les révélations du JDD, l’Etat, qui détient 72% des parts de la FDJ, devrait en céder 50%, placées en Bourse. Seule une minorité de blocage resterait dans le giron public. Par conséquent, les fonds dégagés permettraient d’alimenter le fonds d’aide à l’innovation. Des options d’achats seraient proposées aux salariés de l’entreprise. Mais aussi aux buralistes. Ces derniers étant les principaux vendeurs des produits de la FDJ.

Mercredi, lors d’une séance de questions à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, s’est voulu rassurant quant à cette privatisation partielle. En effet, il a assuré qu’une autorité de régulation serait chargée d’éviter « un développement excessif des jeux en France ». Par ailleurs, sur les risques d’une telle privatisation, le JDD a confirmé que le gouvernement entend conserver son monopole des jeux de hasard. Ce qui interdit notamment l’apparition de loteries privées concurrentes.

Le grand plan de privatisations attendu pour le printemps

Le plan d’action du ministre de l’Économie et des Finances est attendu devant le Parlement pour le printemps. Il doit permettre de dégager 10 milliards d’euros d’ici 2020. Outre, la très lucrative Française des jeux, Aéroports de Paris (ADP) et Engie sont dans le viseur de Bruno Le Maire.

Pour ce qui est d’ADP, on sait déjà que l’État veut garder la propriété des terrains sur lesquels sont installés les aéroports, parmi lesquels Roissy, Orly et le Bourget. Alors que l’État possède 50,6% du capital d’ADP, Bruno Le Maire  a promis de trouver une solution qui préserve les intérêts publics. Notamment sur les questions de « sécurité », sur les « frontières » et sur les « tarifs aéroportuaires ».

Quant à Engie, le gouvernement devra faire face à l’opposition des syndicats, surtout la CGT. En effet, ceux-ci s’inquiètent d’un désengagement de l’État, qui détient aujourd’hui 24,1% du capital de l’énergéticien. Et dispose encore de plus du tiers des droits de vote.

Les choix que nous ferons seront des choix qui préserveront la capacité de contrôle de l’État sur les actifs stratégiques.

A toutefois expliqué Bruno Le Maire lors de la séance de questions à l’Assemblée nationale sur le programme de privatisations du gouvernement.

Il n’est pas question de refaire les erreurs du passé.

A par ailleurs promis le ministre de l’Economie et des Finances. Faisant référence à la privatisation des autoroutes, cédées par l’État en 2006. A l’époque, cela avait entraîné de fortes hausses de tarifs des péages. Une augmentation induite faute d’un cadre garantissant un rapport de force favorable à l’État.

Publié le dimanche 8 avril 2018 à 13:51, modifications dimanche 8 avril 2018 à 13:45

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