Economie

Eurazeo rapatrie en France Malabar, Suchard, Carambar et d’autres grands noms de la confiserie

Le fond Eurazeo a annoncé la finalisation de son rachat des marques de bonbons français tels que Malabar, Carambar, ou encore Rochers Suchard, pour 250 millions d’euros au total.

En mars 2016, contraint à un plan d’économies drastique, le groupe américain Mondelèz avait décidé de vendre ses confiseries françaises au fond d’investissement Eurazeo.

Or, la société a annoncé ce mardi 2 mai dans un communiqué que Carambar, les marques ancestrales Poulain, Kréma, La Pie Qui Chante et Terry’s ainsi que des licences des Pastilles Vichy, des chewing-gums Malabar et des Rochers Suchard allaient être regroupées dans le groupe CPK.

Celui-ci, dirigé par un ancien responsable de Cadbury, Jean-Marc Saubade, est détenu à 68% par Eurazeo et à 32% par un groupe de co-investisseurs, incluant la direction.

Le made in France dans l’agroalimentaire a une valeur reconnue. Il fera la différence, en particulier dans l’univers du chocolat. Où nos compétiteurs sont étrangers, et à l’export sur les marchés asiatiques.

S’est réjoui Eric Schaefer, un des directeurs au sein de la société d’investissement.

Mise en valeur du « Fabriqué en France »

Eurazeo avait racheté à l’américain Mondelēz fin mars 2016 ce portefeuille de sucreries. Un regroupement de marques dont le chiffre d’affaires est actuellement d’environ 250 millions d’euros.

Dotées d’un siège dédié, de nouvelles équipes et de laboratoires de recherche, les unités de production vont maintenant faire l’objet d’un plan d’investissement au niveau marketing et industriel.

Ainsi, la société d’investissement va débourser pas moins de 35 millions d’euros afin de faire fabriquer « à l’horizon 2020 » l’ensemble des produits sur les cinq sites français de production.

Ces derniers seront basés à Blois (dans le Loir-et-Cher), à Marcq-en-Baroeul (dans le Nord), à Saint-Genest d’Ambière (dans la Vienne). Mais aussi à Strasbourg (dans le Bas-Rhin) et à Vichy (dans l’Allier).

De son côté, Mondelēz International continuera d’assurer une partie décroissante de la production de certains produits de la gamme CPK.

Selon Eurazeo, la stratégie consiste à augmenter les volumes produits dans les usines « grâce à la redynamisation des marques héritage du portefeuille ».

Pour donner naissance, à terme, à un champion de son secteur.

Ainsi, CPK veut mettre en valeur les ingrédients régionaux et innover sur les goûts et les combinaisons de texture.

Le budget marketing va être quasiment triplé par rapport à celui de Mondelēz. Le but, atteindre entre 15 et 20 millions d’euros par an, avec une priorité donnée aux réseaux sociaux. Une stratégie marketing qui a notamment fait le succès des bonbons ultra acides, les Têtes Brûlées.

Pour ce faire, Eurazeo prévoit d’augmenter de 20 % le chiffre d’affaires de CPK d’ici 5 ans.

De quoi revigorer une dizaine de marques emblématiques de friandises pour qu’elles traversent encore des générations de gourmands.

Publié le mardi 2 mai 2017 à 16:48, modifications mardi 2 mai 2017 à 15:59

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