Economie

Deliveroo disposerait de 385 millions de dollars pour se développer

La plateforme de livraison de repas à domicile Deliveroo a annoncé lundi avoir levé 385 millions de dollars afin de poursuivre son développement. Les livreurs du monde entier et en France se prennent donc à rêver de voir enfin une amélioration dans leurs conditions de travail, leur protection sociale et sur leurs rémunérations à l’avenir.

Selon des informations du Figaro, Deliveroo vient de bénéficier d’une levée de fonds exceptionnelle : la coquette somme de 385 millions de dollars. Ce montant colossal (près de 323 millions d’euros) a été obtenu grâce à des fonds d’investissements. L’entreprise britannique est donc dorénavant valorisée « au-delà de 2 milliards de dollars » selon un récent communiqué du groupe.

Deliveroo : une société en pleine expansion

Le fondateur et PDG de Deliveroo, Will Shu, s’est d’ailleurs récemment confié dans un communiqué sur les ambitions du groupe.

Avec cette nouvelle levée de fonds, nous allons renforcer nos investissements dans notre projet de cuisines dédiées Deliveroo Editions, développer notre technologie et étendre Deliveroo à de nouvelles villes et métropoles.

Selon des informations du Figaro, Deliveroo demeure l’un des leaders de la livraison de repas à domicile. La firme est notamment présente dans plus de 150 villes dans le monde. L’entreprise s’est implantée il y a deux ans en France. Selon le communiqué officiel, Deliveroo comptabiliserait déjà près de 7 500 livreurs partenaires dans l’Hexagone.

L’ubérisation de la société française

A la manière d’Uber, Deliveroo fait partie des firmes étrangères accusées d’ « Uberiser » la société française, de transformer l’économie tricolore en cassant les codes des professions concernées et en bafouant les droits des travailleurs. De nombreux coursiers à vélo travaillant pour Deliveroo ont effectivement dénoncé la précarité de leur mission au quotidien. Tout ceci en étant très faiblement imposé par l’Etat français à la manière d’Amazon, Google, Apple ou Starbucks. Ils ne disposent pas d’un contrat traditionnel. Les livreurs dépendent du statut d’auto-entrepreneur. Les travailleurs de Deliveroo n’ont pas droit à un salaire minimum, ni à des congés payés ou à une assurance maladie fournie par l’employeur. Des livreurs à vélo ont d’ailleurs tenté de s’organiser en syndicat en mars dernier à Bordeaux.

Reste donc à espérer que cet apport financier dans les caisses de Deliveroo puisse réellement améliorer les conditions de travail des livreurs qui parcourent chaque jour les rues des grandes villes de la planète. La concurrence dans le secteur est extrêmement féroce entre Foodora, Resto-In, Frichti, Uber Eats ou bien encore AlloResto. D’ailleurs, Take Eat Easy avait brutalement cessé ses activités en juillet 2016 laissant ainsi de très nombreux livreurs sur le carreau en France et en Belgique.

Publié le mercredi 27 septembre 2017 à 10:11, modifications mercredi 27 septembre 2017 à 9:57

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !