Economie

Le billet de 50 euros fait peau neuve

Plus high-tech et plus sécurisé

La Banque centrale européenne a mis en circulation dans les pays de la zone Euro, une nouvelle version du billet de 50 euros.

A partir de mardi 4 avril, un nouveau billet de 50 euros est mis en circulation en France et dans les 18 autres pays de la zone euro.

Très semblable à la version précédente, la coupure la plus utilisée en Europe est surtout plus sécurisée.

Un visage pour la première fois

La Banque Centrale Européenne (BCE) voulait un personnage sur ces billets, parce que :

Les gens se souviennent facilement d’un visage.

Avait expliqué son président, Mario Draghi.

Néanmoins, trouver une figure qui fasse l’unanimité parmi la vingtaine de pays fut un casse-tête.

Finalement, les pays membres sont tombés d’accord sur le personnage mythologique qui a donné son nom au continent, la princesse Europe. Une fille de roi enlevée par un Zeus métamorphosé en superbe taureau blanc, et qui lui donna trois fils dont le gardien du labyrinthe Minos.

Sur le nouveau billet de 50 euros, la princesse mythologique apparaît à deux endroits, visibles depuis chaque face.

D’abord en filigrane dans la partie blanche, un résultat obtenu grâce aux différentes densités du papier.

Ensuite, dans la fenêtre portrait dans la marge colorée du billet.

Des monuments imaginaires

Les précédents billets, édités en 2002, étaient seulement ornés de monuments, de fenêtres et de ponts. Un hommage aux styles architecturaux d’Europe. 7 en tout pour chacune des 7 coupures.

Ces illustrations, qui continuent de s’afficher sur la série Europe, ne représentent en réalité aucune construction architecturale existante.

Le but étant de dénationaliser au maximum les billets, à la différence des pièces en euros dont une des faces fait honneur à un monument ou une caractéristique nationale.

Un système anti-contrefaçon high-tech

Selon la BCE, le billet de 50 euros est celui qui est le plus contrefait en Europe.

Ainsi, pour ce nouveau billet, la texture du papier a été soignée.

De plus, une série de petites lignes imprimées en relief sur les bordures permet aux aveugles de reconnaître facilement le billet.

Pour compliquer encore le travail des faussaires, le papier des billets n’a pas été fabriqué à base de fibre de bois, comme le papier traditionnel, mais de coton.

En outre, cette matière rend les coupures encore plus résistants.

Ainsi, les nouveaux billets de 50 euros ont subi quelques ajustements. Le but étant de modifier leurs effets de lumière et leur relief, de façon à rendre difficile la falsification.

Pour ce lancement, les autorités financières ont fabriqué 6,5 milliards de billets à l’échelle européenne pour remplacer progressivement les anciennes coupures.

De son côté, la France, qui a produit 2,3 milliards de billets en 2016,  s’est taillée une belle part du contrat avec la production d’un milliard de nouveaux billets de 50 euros.

En effet, forte de son expérience, la Banque de France est très en pointe sur le marché de la création monétaire grâce à sa maîtrise de toute la chaîne de production.

Or, c’est le seul établissement de la zone euro à posséder une imprimerie, à Chamalières, et une papeterie, à Vic-le-Comte, deux sites proches de Clermont-Ferrand (dans le Puy-de-Dôme).

Reste que les grands argentiers européens estiment qu’il faut renouveler le design des billets tous les dix ans. Cela permet d’éviter qu’ils ne soient pas copiés trop aisément.

Publié le mardi 4 avril 2017 à 11:33, modifications mardi 4 avril 2017 à 11:37

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