Economie

Avec 30.000 dollars par mois, des Californiens pensent faire partie de la classe moyenne

Un syndrome de classe moyenne en grande partie dû à l’explosion des prix dans la Silicon Valley.

A Palo Alto, au cœur de la Silicon Valley, on trouve les sièges de Tesla, Facebook ou encore la célèbre université de Stanford. Malgré les hauts revenus pratiqués sur place, même des personnes ayant un très gros salaire se considèrent comme faisant partie de la classe moyenne.

400.000 dollars par an de revenu

Le concept de classe moyenne est souvent difficile à définir. A partir de quel montant, est-on riche ou pauvre ? Une étude menée par le Palo Alto Weekly réserve tout de même bien des surprises. Sur 250 personnes interrogées, un tiers gagnait jusqu’à 400.000 dollars par an (soit 27.000 euros par mois) tout en estimant faire partie de la classe moyenne. En France, c’est un revenu qui vous place parmi les 1% les plus riches de la population active.

Pourquoi cet écart ? Le revenu médian d’un ménage à Palo Alto est de 137.000 dollars par an, soit 9.300 euros par mois. Très loin des chiffres annoncés donc ! Tout d’abord, parce qu’on a tous tendance à se considérer comme faisant partie de la classe moyenne. C’est le cas pour 65 à 70% des Français par exemple.

Une coupe de cheveux à 400 dollars

Sutout, même sans participer aux orgies et aux fêtes dédiées à la drogue dans la Silicon Valley, les tarifs restent souvent très élevés pour de nombreuses activités du quotidien.

Ici mes amis qui travaillent dans la tech trouvent que payer 400 dollars une coupe de cheveux est tout à fait normal.

détaille Kathryn Soler, hôtesse de l’air. Un autre qui explique pouvoir dépenser près de 2.000 dollars par mois sur le marché locaux de fruits et légumes.

Conséquence, l’impression au final de vivre comme des gens normaux, sans être spécialement riche. Avec des dépenses très élevées avant tout liées à la zone et non à leur style de vie. Mais, le déménagement n’est pour beaucoup pas une option.

C’est un avantage pour nos enfants de côtoyer en grandissant les gens avec qui ils vont vivre et travailler leurs vies adultes. On ne veut pas fermer cette porte. J’adore cette ville j’adore le fait qu’elle était ouverte pour moi, je veux l’ouvrir à d’autres personnes

explique Steve Levy, un chercheur en économie. Les habitants ne désespèrent pas. Rita Lancefield, une retraitée qui a vécu toute sa vie ici explique :

Nous avons une population très éduquée et très diverse. C’est à nous de décider ce que l’on veut faire de Palo Alto.

Publié le lundi 26 février 2018 à 12:57, modifications lundi 26 février 2018 à 11:08

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