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Facebook met en garde contre la passivité des internautes sur le réseau social

Facebook a décidé d’entrer dans un débat bien particulier : la nocivité des réseaux sociaux. On ne s’y attendait pas, mais c’est pourtant vrai ! Deux scientifiques employés par le célèbre réseau social se sont intéressés à la passivité des internautes qui ne participent pas activement à Facebook et se contentent de cliquer sur des liens et sur le bouton j’aime…

Les réseaux sociaux sont au centre de la vie de milliards de personnes dans le monde. Leur puissance et leur omniprésence inquiète les scientifiques. Du coup, Facebook a décidé d’entrer dans le débat en embauchant deux scientifiques. Ces chercheurs, David Ginsberg et Moira Burke, ont notamment publié un article sur le danger du temps passé sur les réseaux sociaux.

Des questions sensibles

En effet, ils ont soulevé quelques questions sensibles, comme les conséquences de l’addiction des jeunes. Les chercheurs avouent qu’ils y passent trop de temps, notamment sur leurs téléphones. Mais ce n’est pas vraiment le réseau social qui est pointé du doigt. C’est plutôt le comportement des abonnés. En effet, ils affirment que le problème c’est la passivité de l’internaute qui fait passivement défiler des messages.

Ce serait justement ce comportement passif qui engendrerait un mal être chez les consommateurs des réseaux sociaux. Ainsi, se contenter de liker des statuts et de cliquer sur des liens dégraderait la santé mentale des utilisateurs qui le font trop souvent.

Pour affirmer ces faits, les scientifiques se sont notamment appuyés sur une étude de l’Université de Carnegie Mellon. Les conclusions montraient une baisse de la dépression et du sentiment de solitude pour les abonnés qui étaient plus actifs sur les réseaux sociaux.

Une étude qui tombe à point

Cette étude menée par Facebook n’arrive pas tout à fait par hasard puisque le réseau social vient tout juste de tester une nouvelle version de Messenger pour les enfants de 6 à 13 ans. C’est donc un moyen d’engager les parents à réfléchir de l’usage que font les plus jeunes du réseau social. C’est aussi une façon de répondre aux déclarations de Chamath Palihapitiya, l’ex-vice-président de Facebook, qui a déclaré ressentir une grande culpabilité d’avoir participé à l’aventure Facebook il y a quelques jours :

Nous avons créé des outils qui détruisent le tissu social et […] la façon dont notre société fonctionne.

On sait que les réseaux sociaux engendrent une certaine méfiance de la part des utilisateurs. Pourtant, ils sont de plus en plus nombreux à être connectés !

Publié le mercredi 20 décembre 2017 à 13:02, modifications mercredi 20 décembre 2017 à 11:18

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