Insolite

Quand une députée britannique utilise ses règles comme excuse pour justifier son retard au parlement !

Danielle Rowley a fait le buzz au parlement britannique en expliquant être en retard à cause de ses règles. Cette dernière en profite ainsi pour dénoncer le coût excessif des protections hygiéniques dont certaines femmes n’ont pas accès en Angleterre.

Ce 28 juin au parlement britannique, la députée travailliste Danielle Rowley s’est attaquée frontalement au problème des règles.

Elle dénonce par son retard le coût excessif des protections hygiéniques. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette femme n’a pas froid aux yeux !

28 euros par semaine, 565 euros par an !

La députée est arrivée en retard au parlement, un écart qui ne passe pas forcément très bien. Mais cependant, elle a une réponse parfaite qui a laissé sans voix les autres députés.

Je voudrais évoquer avec vous et à la Chambre des communes le fait qu’aujourd’hui j’ai mes règles -et ça m’a déjà coûté cette semaine 25 livres (28 euros). Nous savons que le coût annuel moyen des protections périodiques au Royaume-Uni est de 500 livres (565 euros) – beaucoup de femmes ne peuvent pas se le permettre. Que fait la secrétaire d’État pour s’attaquer à cette question ?

La secrétaire d’Etat bien forcée de répondre a alors expliqué qu’un projet à ce sujet était en cours. Cette dernière assure même que ce problème sera résolu en mars 2019 quand ils quitteront l’Union Européenne.

A savoir que les règles constituent un sujet brûlant au Royaume-Uni. En effet, on parle même de “précarité menstruelle” et les spécialistes réclament que l’Etat intervienne pour aider les femmes en difficultés.

 C’est inacceptable qu’il y ait encore des personnes qui ne puissent y avoir accès, généralement celles qui sont vulnérables ou à faible revenu. Beaucoup ont recours à du papier toilette, des morceaux de tissu ou parfois rien du tout. On peut mettre fin à la précarité menstruelle en s’assurant que ces produits soient disponibles pour celles qui ne peuvent pas se les permettre

Ce sont les explications alarmantes de Mita Dhulipala, coprésidente du comité des étudiants en médecine de la BMA (British Medical Association). Elle pointe du doigt un fait alarmant et intolérable pour une société comme le Royaume-Uni.

écrit par David

Publié le vendredi 29 juin 2018 à 17:15, modifications vendredi 29 juin 2018 à 18:13

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