Séries

O Mecanismo : le réalisateur de Narcos s’attaque à la corruption brésilienne

Le Mécanisme (O Mecanismo), dont les huit épisodes seront disponibles sur la plateforme de streaming vidéo le 23 mars, est une fiction largement inspirée de l’opération « Lavage-express », enquête tentaculaire débutée il y a quatre ans qui a permis de mettre des dizaines d’homme politiques corrompus sous les verrous.

Au Brésil, la corruption fait partie de la logique, de la structure politique. C’est la norme.

A affirmé José Padilha jeudi, lors d’une conférence de presse à Rio de Janeiro.

« Le mécanisme » n’a pas d’idéologie, il opère aussi bien dans les gouvernements de gauche que de droite.

A-t-il ajouté. Dans la série, la fiction rattrape assez vite la réalité, avec des noms à peine changés.

Ainsi, les deux principales entreprises au cœur du scandale sont « Petrobrasil » et « Miller & Brecht », références à peine voilées à la compagnie pétrolière d’Etat Petrobras et le géant brésilien du bâtiment Odebrecht.

Dans la vraie vie, Odebrecht et d’autres acteurs majeurs du BTP ont truqué systématiquement les marchés publics, notamment ceux liés à Petrobras, en graissant la patte de dirigeants et en alimentant les caisses noires de partis politiques.

José Padilha s’était déjà attaqué au thème de la corruption au cinéma, avec la saga Troupe d’Élite, dont le deuxième volet évoque les hommes politiques de Rio de Janeiro recevant des pots-de-vin de trafiquants de drogue et de membres de milices paramilitaires.

C’est avec le succès de ces films de 2007 et 2010 qui montrent le quotidien d’un corps d’élite de la police brésilienne qu’il a tapé dans l’oeil de Netflix.

La plateforme américaine lui a confié en 2015 la série Narcos, qui raconte l’ascension et la chute de l’empire de la drogue du Colombien Pablo Escobar.

Publié le dimanche 25 mars 2018 à 18:08, modifications dimanche 25 mars 2018 à 14:34

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