Séries

Le Nom de la Rose : la mini-série d’Orange sera une co-production internationale

En juillet dernier, Stéphane Richard, le Président-Directeur général du groupe Orange, annonçait son intention de s’immiscer dans la production audiovisuelle de manière plus conséquente, notamment en ce qui concerne les séries. S’appuyant sur sa filiale de production, Orange Studio, et son bouquet de chaînes OCS, il souhaitait enrichir son offre.

C’est dans ce contexte qu’est né Orange Content, nouvelle filiale du groupe. Et cette nouvelle adaptation du Nom de la Rose, l’oeuvre littéraire d’Umberto Eco, affiche d’emblée les ambitions grandissantes du groupe. Décryptage.

Orange Content

Comme déjà précisé en guide d’introduction, le groupe Orange avait dévoilé dès juillet 2017 sa stratégie. En effet, le PDG avait annoncé la création de sa filiale, Orange Content, censée renforcer la présence du groupe de télécoms dans la production et la diffusion de contenus. Il fut précisé que cette création regrouperait l’actuelle direction des contenus, avec OCS (bouquet de chaînes du groupe) et Orange Studio (productions de films et de séries). L’investissement du groupe équivaudrait à 100 millions d’euros pour 5 ans. Cette somme comprenait la coproduction et l’achat de séries en s’appuyant sur les 2 structures précédemment cités. Au travers de cette démarche, le groupe entendait faire coup double.

Tout d’abord, il souhaitait réaffirmer le soutien du groupe à la Création. De plus, il montrait son intention d’enrichir son offre et étoffer son catalogue de séries internationales. Rappelons, à juste titre, qu’Orange est déjà partenaire du géant américain HBO. Cette entente permet au groupe français de diffuser, entre autres, les épisodes de Game of Thrones le lendemain de sa diffusion US. Une exclusivité raflée à Canal +.

Mais surtout, cet investissement et ces nouvelles ambitions affichées répondaient à une annonce concurrente. En effet, le groupe Altice, maison mère de SFR, avait dévoilé un peu plus tôt le développement de sa chaîne Altice Studio. Cette dernière est dédiée au cinéma et aux séries et a été lancée officiellement le 22 août dernier. C’est donc un combat à distance qui est en train de se jouer.

C’est dans les vieux pots…

Première grosse estocade portée à la concurrence. Orange Studio signe un coup retentissant avec cette adaptation de l’oeuvre éponyme d’Umberto Eco. C’est la première fois que le best-seller (plus de 30 millions d’exemplaires vendus dans le monde) va être transposé en série.

On se souvient bien évidemment de sa première adaptation, au cinéma. Sorti en 1986 et réalisé par Jean-Jacques Annaud, Le Nom de la Rose affichait alors un casting impressionnant : Sean Connery, Christian Slater (dont c’était le premier grand rôle au cinéma), Ron Perlman, Michael Lonsdale ou encore F. Murray Abraham. Le film fut un succès critique et public, avec des recettes mondiales équivalant à 77 millions de dollars, pour un budget de 20 millions. Surtout, il reçut la reconnaissance de ses pairs. Il fut notamment récompensé par le César du meilleur film étranger et Sean Connery fut couronné du BAFTA du meilleur acteur. L’oeuvre cinématographique a depuis été élevé au rang de film culte.

Co-production internationale

La mini-série a donc sur elle la charge d’un passé glorieux. Elle sera composée de 8 épisodes d’environ 52 minutes. Ce sera une co-production internationale, partagée entre 11 Marzo, Palomar, la RAI et Tele München Group. Elle sera distribuée par Tele München Group, associée à Wild Bunch TV. Toutefois, Orange Studio s’est assuré l’exclusivité des droits d’exploitation en France.

Les clients d’OCS pourront donc découvrir la série dès 2019, avec l’offre 100% cinéma séries. La réalisation sera assurée par Giacomo Battiato. Côté distribution, on retrouve John Turturro (The Night of) dans le rôle du moine franciscain Guillaume de Baskerville. Il sera rejoint par Rupert Everett (Miss Peregrine et les Enfants Particuliers), Damian Hardung ou encore Tchéky Karyo (vu récemment dans The Missing).

Le scénario reprendra vraisemblablement les grandes lignes du livre. Au XIVe siècle, en Italie, le moine Franciscain Guillaume de Baskerville et son jeune novice Adso de Melk arrivent dans une abbaye isolée des Alpes. Ils vont être témoins d’une série de meurtres mystérieux. Tandis que les deux héros enquêtent et poursuivent le meurtrier, ils sont eux-mêmes pris en chasse par l’impitoyable inquisiteur Bernardo Gui. La mission de ce dernier est claire : traquer tous ceux qui critiquent le Pape. Et Baskerville est sur sa liste…

Ce premier coup d’éclat est probablement le premier d’une longue série. Mais Orange affiche déjà sa résolution d’investir dans des projets ambitieux, à l’échelle internationale. Affaire à suivre donc.

Publié le jeudi 25 janvier 2018 à 18:45, modifications jeudi 25 janvier 2018 à 16:57

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