Musique

Rencontre avec Clarisse Mây, radieuse dans son “Panache”

Repérée par la Nouvelle Star et The Voice, Clarisse Mây dévoilait en juin son deuxième EP, “Panache”, six titres acidulés et pénétrés d’une pop mélancolique parfaite pour cet été, et bien plus si affinités.

Clarisse Mây est un mystère, et elle se découvre par bribes. Musicienne de haut niveau, elle a troqué son prix de piano du Conservatoire pour une aventure pop, en voix et en musique, entre Lana Del Rey et Angèle. Elle compose tous ses titres, mais laisse l’écriture à de proches collaborateurs. Réservée à la ville mais habitée sur scène, la jeune brune au sourire dévastateur laisse frémir sous la surface une personnalité complexe. Une complexité et des mystères qu’elle explore avec douceur et détermination dans son deuxième EP. Avec Panache, sa fraîcheur et sa maîtrise se combinent avec harmonie pour livrer de belles promesses.

Comment tout a commencé ?

Après ma formation classique, je ne me voyais pas concertiste ou professeur, et j’ai eu déclic lors d’un long séjour en Australie, durant mes études. Je me suis dit c’est le moment de se lancer, loin des regards, des jugements, de la France, je me suis ainsi senti  libéré. Pourquoi pas démarcher et faire des petites scènes là-bas ? Ca a été le déclic. J’ai toujours écouté de la musique pop, et j’ai joué plein de reprises dans des petites salles, des soirées open mic A mon retour, je me suis dit qu’il fallait que je poursuive dans cette voie et j’ai donc commencé à composer.

Panache est très différent de Clarisse, ton premier EP. Il y a de l’été, des vacances ensoleillées dans ton univers. On entend la Californie, on sent de la chaleur…

La Californie, je n’y ai encore jamais été ! Mais oui, l’image que j’en ai, ce que ça m’évoque, c’est le voyage, l’insouciance, la jeunesse aussi. C’est l’univers que j’ai voulu créer avec cet EP. Il y a le côté évasion, et le côté solaire.

3 ans se sont passés entre les deux EP, j’ai testé beaucoup depuis. Il y a plus de travail, et plus d’identité dans celui-ci. Le premier était très mélancolique, très centré autour du piano. Là j’ai voulu explorer d’autres horizons, il y a plus d’electro, c’est plus pop et plus optimiste. La production était aussi plus importante.

La mélancolie est différente, plus joyeuse peut-être ?

La mélancolie est très présente chez moi, et l’a toujours été là. C’est ce qui me plaît et m’inspire le plus dans le répertoire classique, la musique romantique, des compositeurs comme Chopin, Rachmaninov. Il y a de la sensibilité, une sorte de mélancolie mystérieuse que j’aime beaucoup. Mais Panache est beaucoup moins mélancolique que mon premier EP !

Quelles sont tes inspirations aujourd’hui ?

Plutôt pop US, The Chainsmokers, Marian Hill, Lana Del Rey. J’écoute beaucoup Eddy de Preto, Angèle, toute cette nouvelle scène, et une canadienne que j’aime beaucoup : Charlotte Cardin. Elle chante en anglais et en français, elle a une jolie mélancolie qui se dégage, j’adore tout ce qu’elle fait !

Dans le titre Panache, il y a bien un moment rap ?

Oui, alors c’est plus du spoken, c’était une nouveauté pour moi, je voulais tester et je trouve ça cool ! L’aspect scandé et déclamé, à propos de la passion, de la jeunesse, pour finir en crescendo, j’ai vraiment aimé, je vais me lancer là-dedans ! (rires)

 

Publié le mardi 17 juillet 2018 à 18:00, modifications mardi 17 juillet 2018 à 17:38

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