Culture

Van Gogh : Une sauterelle incrustée dans le tableau Les Oliviers, vieux de 126 ans

Lors de l’entretien d’une oeuvre de Van Gogh, une conservatrice a découvert une sauterelle incrustée, un détail qui avait échappé à tous depuis 126 ans.

Le tableau Les Oliviers de Vincent Van Gogh vient de dévoiler une surprise que personne n’avait remarqué jusqu’à présent. Un minuscule cadavre de sauterelle est incrustée dans l’œuvre exposée au Nelson-Atkins Museum of Art de Kansas City, aux Etats-Unis.

Une sauterelle sous les oliviers

Ainsi, l’insecte gisait là, sous les oliviers, depuis près de 126 ans, piégée dans la peinture. La sauterelle a été repérée au microscope par les conservateurs qui faisaient un inventaire de leur panel d’œuvres françaises. C’est Mary Schafer, conservatrice, qui a découvert l’insecte au premier plan.

 

En regardant la peinture au microscope … Je suis tombée sur le minuscule corps d’une sauterelle immergée dans la peinture. Ce qui signifie cela s’est produit quand la peinture était fraîche en 1889.

A-t-elle détaillé sur le site du musée.

Cette découverte peut s’expliquer par l’habitude qu’avait l’artiste de peindre en extérieur, où le vent faisait souvent voler insectes, poussières et brins d’herbe.

J’ai dû ramasser une centaine de mouches sur les quatre canevas que tu vas recevoir, sans parler de la poussière et du sable.

Avait notamment écrit Vincent Van Gogh dans une lettre adressée à son frère Théo en 1885.

A noter : le tableau Les Oliviers fait partie d’une série de 18 tableaux consacrés à ces arbres et peints par Van Gogh à Saint-Rémy-de-Provence en 1889, dans l’asile où il était interné. Il y est mort l’année suivante.

Van Gogh travaillait dehors, dans les éléments. Et nous savons que, comme d’autres artistes de plein air, il a dû composer avec le vent, la poussière, l’herbe. Les arbres, les mouches et les sauterelles.

A également expliqué Julián Zugazagoitia, le directeur du musée au Huffington Post qui a révélé cette information insolite mercredi 8 novembre.

Un paléo-entomologiste appelé en renfort

Par ailleurs, le peintre néerlandais n’est pas responsable de la mort de l’insecte, à qui il manque l’abdomen et le thorax. En effet, l’équipe du musée a contacté un paléo-entomologiste de l’Université du Kansas, Michael S. Engel, pour qu’il examine la dépouille. Sur place, il a constaté que le thorax et l’abdomen de l’insecte manquaient et que la peinture ne présentait aucun signe de mouvement autour du cadavre. Conclusion : la sauterelle était morte avant de se coller dans le tableau. Elle ne pourra pas fournir plus d’informations.

Depuis, les conservateurs et les directeurs du musée d’art Nelson-Atkins se sont lancés dans de nouvelles analyses. Ainsi, à l’aide notamment d’ultraviolets, de rayons X et de microscopes ils vont scruter leurs 104 oeuvres françaises pour les voir sous un nouveau jour et peut-être faire de nouvelles découvertes …

Publié le vendredi 10 novembre 2017 à 14:12, modifications vendredi 10 novembre 2017 à 10:44

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