Culture

Malek Chebel, l’anthropologue qui a traduit le Coran en français courant, est décédé

Malek Chebel, anthropologue des religions et psychanalyste algérien, est décédé. Il avait notamment écrit “L’islam pour les nuls” et “Le Coran pour les nuls”, deux ouvrages qui avaient connu un succès retentissant en librairies après les attentats de janvier 2015.

Malek Chebel est décédé samedi 12 novembre à l’âge de 63 ans à Paris, dès suites d’un cancer, a annoncé sa famille à l’AFP.

Il sera enterré en Algérie, après une cérémonie en région parisienne ce lundi 14 novembre, a indiqué son fils Mikaïl Chebel.

Né en 1953 à Skikda en Algérie, Malek Chebel, était un spécialiste de l’islam. Après des études en Algérie, puis en France, il s’est essayé à la psychanalyse. Mais, Malek Chebel s’est surtout fait connaître par ses multiples travaux et ses ouvrages sur l’Islam, sa culture, son histoire et sa vie intellectuelle.

Ainsi, tour à tour, psychanalyste, philosophe et anthropologue, il était l’auteur de nombreux livres, dont les plus réputés sont L’islam pour les nuls et Le Coran pour les nuls.

Il a également traduit le Coran dans un français courant et a publié pas moins de 35 livres, dont Mohammed, prophète de l’islam, L’islam et la raison, L’Erotisme arabe, ou L’islam en 100 questions.

J’ai pris le parti de chercher la lumière dans le monde arabe. Je suis tenu par un souci de vérité et je veux m’approcher au plus près possible de ce que je pense être cette vérité

Avait-il déclaré à l’AFP en 2006, au moment de la publication de son livre, le Kama sutra arabe, le premier manuel d’éducation sexuelle en terre d’islam.

En 2008, Malek Chebel avait été décoré chevalier de la Légion d’honneur par le président de la République de l’époque :

Grâce à vous, la France découvre, ou redécouvre, un islam qui connaît et aime la vie, le désir, l’amour, la sexualité.

Avait déclaré Nicolas Sarkozy.

Plaidant régulièrement dans les médias pour une marche de l’islam fondée sur l’apprentissage de la séparation entre le politique et le religieux, il a n’avait de cesse de militer pour « un islam des lumières » dont l’avènement passe par la concrétisation de cette rupture, que ce soit dans les sociétés musulmanes ou dans d’autres pays où la religion est minoritaire.

A tweeté le Premier ministre Manuel Valls.

Pour Anouar Kbibech, président du Conseil français du culte musulman (CFCM), interrogé par l’AFP, sa disparition constitue :

une grosse perte pour l’ensemble des musulmans de France”.

 

Publié le dimanche 13 novembre 2016 à 11:07, modifications dimanche 13 novembre 2016 à 11:07

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !