Culture

Leïla Slimani remporte le prix Goncourt 2016

Leïla Slimani, qui a marqué la rentrée littéraire avec un livre terrifiant dans lequel elle raconte le meurtre de deux enfants par leur nourrice sur fond de réflexion sociale, vient de se voir attribuer le prix Goncourt 2016.

Le prix Goncourt, le plus prestigieux prix de l’édition littéraire francophone, a été décerné ce jeudi 3 novembre à la Franco-Marocaine Leïla Slimani, pour Chanson Douce, publié chez Gallimard.

Le deuxième livre de l’auteure âgée de 35 ans, qui connaît un véritable succès en libraire, a été désigné dès le premier tour avec six voix sur les dix voix du jury du Goncourt, réuni au restaurant Drouant dans le IIème arrondissement de Paris, comme chaque année.

Leïla Slimani succède ainsi à Mathias Enard, qui avait remporté le prix en 2015 avec son roman Boussole.

Son roman terrifiant tiré de faits réels, à l’histoire percutante et à la trame angoissante se lit comme un thriller.

Dans Chanson Douce, Leïla Slimani raconte comment une jeune baby-sitter en vient à tuer les deux enfants dont elle a la garde. Un acte violent raconté dès le début du roman, dans la suite duquel l’écrivaine va s’intéresser aux motivations de la tueuse. Pour ce faire, Leïla Slimani va remonter le cours du temps et tirer un à un les fils de la tragédie.

A travers cette œuvre c’est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l’amour et de l’éducation.

A expliqué l’éditeur de Leïla Slimani.

Leïla Slimani, née en 1981 à Rabat, au Maroc, est la fille d’une mère médecin ORL franco-algérienne et d’un père banquier marocain. Après le lycée français de Rabat, elle rêve d’une carrière de psychiatre, est pendant un temps tentée par le théâtre, avant d’étudier sciences politiques à Paris pour devenir journaliste et écrire des romans.

Les trois autres auteurs en lice étaient Catherine Cusset, Régis Jauffret et Gaël Faye.

Cette année, tous les romans finalistes en compétition avaient le point commun d’être tous particulièrement sombres :

  • Régis Jauffret, dans Cannibales, raconte le projet fomenté par une femme et la mère de son ancien amant pour dévorer ce dernier.
  • Gaël Faye, une figure montante du rap français, évoque dans Petit Pays son enfance au Burundi et le génocide des Tutsis qui a secoué le Rwanda en 1994.
  • Enfin, dans L’Autre qu’on adorait, Catherine Cusset signe un hommage à un ami qui s’est suicidé.

 

Par ailleurs, le prix Renaudot a été remis à Yasmina Reza pour son roman Babylone. L’histoire d’une femme normale à qui il arrive des choses ordinaires : la mort de sa mère, une fête de printemps qui se passe à peu près bien, jusqu’à ce qu’un drame conjugal se produise chez les voisins du dessus…

Publié le jeudi 3 novembre 2016 à 16:59, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:24

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