Culture

Jirô Taniguchi, le roi du manga, est mort

Jirô Taniguchi, l’auteur de Quartier Lointain est mort ce samedi 11 février à l’âge de 69 ans. Au Japon comme en France, il laisse une œuvre poétique qui a conquis un large public.

Le scénariste et dessinateur Jirô Taniguchi est décédé samedi 11 février à 69 ans à Tokyo.

C’est son éditeur en France, Casterman, qui annoncé la mort de l’autodidacte « mangaka », l’auteur de bande dessinée en japonais.

Jirô Taniguchi, 1947-2017Les éditions Casterman ont la tristesse d’annoncer le décès de Jirô Taniguchi, survenu le 11…

Publié par Casterman BD sur samedi 11 février 2017

Après son premier succès au Japon, Au temps de Botchan, publié à partir de 1987, il a consacré l’essentiel de son œuvre à dépeindre la vie quotidienne de ses personnages. Dans des ambiances très intimistes, il y dépeignait les pensées et les interrogations de héros toujours très humains.

Très inspiré par la bande dessinée européenne, il s’est très vite démarqué de la majorité de la production de son pays par un trait très occidentalisé.

Des mangas très appréciés en France

Par conséquent, il a su séduire de nombreux lecteurs à l’international et en particulier en France.

Dans un premier temps, il a connu le succès avec la parution de L’Homme qui marche chez Casterman en 1995.

Mais c’est avec Quartier lointain, chez le même éditeur sept ans plus tard qu’il confirme sa notoriété. Il s’agit de l’histoire d’Hiroshi, un homme de 48 ans qui après s’être endormi sur la tombe de sa mère, se réveille âgé de quatorze ans.

Non seulement cette bande dessinée en deux volumes fut son plus grand succès en France, mais le manga a notamment reçu, en 2003, l’Alph-Art du meilleur scénario à Angoulême.

Le livre a également fait l’objet d’une adaptation éponyme au cinéma, signée Sam Garbarski, en 2010.

Le reste de la collection connaîtra autant de succès auprès du public.

Enfin, très marqué par le tsunami meurtrier et l’accident nucléaire de Fukushima survenus en 2011, il avait confié à l’AFP, depuis son atelier de Tokyo, avoir failli renoncer à son métier. Il avait avoué qu’il ne voyait plus au milieu d’un tel désastre quelle pouvait être l’utilité de continuer à dessiner :

Ce sont les lecteurs, des Français notamment, qui m’ont incité à continuer.

Avait-il ainsi déclaré.

À ce succès après s’ajoute aujourd’hui la reconnaissance de ces pairs.

En effet, Mœbius, Mattotti, Enki Bilal, des prestigieuses figures de la bande-dessinée française, comptaient parmi ses nombreux admirateurs.

Ainsi, sur Twitter, les hommages ont déferlé à l’annonce de sa mort. Sur les réseaux sociaux, ses fans français ont fait part de leur tristesse en partageant des extraits de ses mangas.

 

 

Publié le dimanche 12 février 2017 à 2:16, modifications dimanche 12 février 2017 à 2:16

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !