Culture

De nombreuses espèces de singes menacées d’extinction

60% des espèces de primates

Des primatologues ont tiré la sonnette d’alarme sur la disparition inquiétante de nombreuses espèces de singes et de lémuriens en raison des activités humaines.

Selon une étude parue mercredi 18 janvier dans la revue américaine Science Advances 60% des primates sont actuellement menacés d’extinction. Trois quarts d’entre eux verraient leur population décliner en raison des activités humaines.

Le site Sciences et Avenir a en effet rapporté les travaux de ces 31 primatologues qui ont fait état de cette découverte alarmante.

La vérité, c’est que nous sommes à un moment critique pour un grand nombre de ces créatures.

A ainsi alerté Paul Garber, un professeur d’anthropologie à l’Université d’Illinois et principal co-auteur du rapport, publié dans la revue américaine.

Ainsi, de nombreuses espèces de singes et de lémuriens sont concernées. Il s’agit notamment des lémuriens catta à queue annelée, les colobes rouges Udzungwa, les singes à nez retroussé, les semnopithèques à tête blanche.

L’étude parle également des gorilles de Grauer. Ces derniers ont vu leurs populations se réduire considérablement. Ils ne seraient plus que seulement quelques milliers d’individus.

Quant aux gibbons d’Hainan, une espèce de singe de Chine, il n’en resterait pas plus de trente dans le monde.

Alors comment expliquer ces extinctions inquiétantes ?

La disparition de leur habitat et l’agriculture en cause

La cause principale de cette extinction programmée, est la perte de leur habitat. Ce dernier serait en danger à cause de l’exploitation forestière, de l’agriculture et de l’exploitation minière.

De plus, selon l’étude, ces espèces sont confrontées à un ensemble de menaces que sont la chasse et le commerce illégal d’animaux de compagnie.

Les humains ne cessent de couper des arbres dans les forêts tropicales, de construire des routes et d’exploiter des mines

A déploré Paul Garber.

En outre, les primatologues ont mis en exergue que la plus grande menace qui pèse sur ces animaux reste l’agriculture. Il s’agit notamment de la production d’huile de palme, de soja et de caoutchouc.

L’exploitation minière et le forage viennent également s’ajouter à la longue liste des activités destructrices pour l’écosystème de ces zones.

Il faut faire quelque chose aujourd’hui. Aujourd’hui, on déforeste l’équivalent d’une fois et demie Paris chaque jour.

A dénoncé l’étude en précisant que la déforestation était en partie due à la demande toujours grandissante d’huile de palme.

C’est la première cause de la disparition de l’orang-outan.

Mettre en œuvre des mesures de conservation

Or, la disparition des primates de la surface de la Terre aurait « des conséquences très graves sur l’espèce humaine ».

Ce sont nos cousins vivants les plus proches. Les singes, on les appelle les jardiniers de la forêt. C’est grâce à eux que la forêt se régénère. Et forêt tropicale est le poumon de la terre

S’est alarmée à son tour Shelly Masi, une des co-auteurs.

Pour elle, c’est donc l’avenir de l’homme sur Terre qui serait remise en cause.

Toutefois, malgré ce constat alarmiste, les scientifiques estiment qu’il est encore temps de limiter les dégâts.

Il faut mettre en oeuvre des mesures de conservation.

Ont plaidé les chercheurs en ajoutant qu’il fallait

Rendre le monde conscient de leur situation désespérée.

 

En effet, le rapport préconise, entre autre, d’arrêter de consommer les produits alimentaires ou cosmétiques à base d’huile de palme.

Chacun peut faire un geste pour préserver nos cousins les primates.

Publié le vendredi 20 janvier 2017 à 11:48, modifications vendredi 20 janvier 2017 à 11:48

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