Culture

Brésil : Un dinosaure de 70 millions d’années sort de 60 ans de placard

Les restes de la colonne vertébrale d’un dinosaure Austroposeidon magnificus qui avaient été découverts en 1953 viennent enfin d’être analysés. Au musée des Sciences de la Terre de Rio de Janeiro au Brésil, les paléontologues ont identifié ces fossiles comme ayant appartenu au plus grand dinosaure jamais découvert au Brésil.

Il aura donc fallu 60 ans pour analyser les restes de l’Austroposeidon magnificus (pour Austro : sud, poséidon en référence au dieu grec connu pour créer des tremblements de terre et magnificus pour magnifique).

Découverts par le célèbre paléontologue brésilien Llewellyn Ivor Price en 1953 près de la ville de Presidente Prudente (dans l’Etat de Sao Paulo), les ossements de cou et de colonnes vertébrales n’ont été analysés que récemment, faute de moyens financiers, et surtout techniques.

Les restes de ce monstre du Crétacé ont été retrouvés, comme beaucoup d’autres restes de dinosaures, par hasard lors de la construction d’une route près de Sao Paulo.

Ainsi, des paléontologues brésiliens ont annoncé mercredi 5 octobre avoir identifié les ossements de celui qui est déjà considéré comme le plus grand dinosaure jamais découvert au Brésil. Finalement, c’est une étudiante du musée, Kamila Bandeira, qui a fait de cet animal hors norme son sujet de thèse. Durant quatre années, elle a reconstitué le puzzle du squelette.

Selon Diogenes Campos, le directeur du Musée des Sciences de la Terre de Rio de Janeiro où sont exposés les restes, ils appartiennent à un dinosaure de la même famille que les diplodocus. Il devait mesurer six à huit mètres de haut pour 25 mètres de long et devait vivre il y a environ 70 millions d’années. Il appartenait alors aux titanaures, un genre de dinosaures qui se composait d’herbivores dotés de grands corps et de longs coups.

Parmi les ossements, les paléontologues ont retrouvé des vertèbres fossilisées, dont certaines font la taille d’un four à micro-ondes.

Diogenes Campos regrette le peu d’ossements disponibles, mais il reste très rare de retrouver les squelettes complets de tels dinosaures :

Lorsque ces animaux mourraient, ils devenaient d’énormes sources de viande pour les carnivores et charognards » explique le chercheur. Tous les chasseurs ont mangé cette créature. La tête, notamment, parce que le cerveau devait être savoureux, et plein de nutriments. Ils ont également brisé les os pour arracher la moelle… Après sont venus les plus petits animaux et les charognards qui n’ont laissé que des miettes. Les insectes, puis les bactéries ont fini le travail. Enfin, les restes ont coulé dans le lagon.

Il pourrait y avoir encore beaucoup de découvertes à faire dans la dense végétation du Brésil. Malheureusement les moyens manquent, tant humains que financiers.

Faites tout de même attention lorsque les routes sont construites, ou quand les puits sont creusés

A conseillé le chercheur.

Ce dinosaure n’était sans doute pas tout seul dans les profondeurs des terres brésiliennes et d’autres découvertes ne devraient pas manquer :

Vous pourriez avoir un dinosaure dans votre arrière-cour et ne jamais le réaliser!

Publié le dimanche 9 octobre 2016 à 12:01, modifications dimanche 9 octobre 2016 à 10:49

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