Culture

Atteinte de la maladie de Charcot, Anne Bert a été euthanasiée en Belgique

Anne Bert avait fait part de sa décision il y a quelques semaines. L’écrivain, atteinte de la terrible maladie de Charcot, avait expliqué vouloir mettre fin à ses jours et demandait le droit de mourir dans la dignité. Ce lundi 2 octobre, elle a été euthanasiée en Belgique.

C’était devenu le combat de sa vie. Anne Bert souhaitait mourir. Atteinte d’une sclérose latérale amyotrophique, maladie plus communément nommée maladie de Charcot, elle souffrait depuis trop longtemps. Cette maladie est incurable et provoque une neurodégénérescence lente paralysant petit à petit les malades.

Anne Bert savait où la menait cette maladie, et elle voulait partir tant qu’elle avait encore de la dignité. Il n’était pas question pour elle de voir la maladie la détruire jour après jour. Son combat était donc celui d’avoir le droit de mourir dans la dignité.

Un véritable combat

Elle était sortie du silence il y a quelques semaine dans l’émission RTL Soir au Micro, avec Marc-Olivier Fogiel. Elle avait ainsi déclaré :

Dans ma tête, je vais bien dans le sens où je suis totalement sereine avec ma décision. Maintenant évidemment, je n’y vais pas la fleur au fusil. C’est quelque chose de difficile, de très compliqué (…) mais je ne doute pas.

Avant de tomber malade, Anne Bert était une bonne vivante et adorait la vie :

J’ai une addiction à la vie terrible, mais le plaisir et le désir de vivre, c’est quelque chose que je n’ai plus, pas parce que je suis dépressive, mais parce que la maladie me bouffe tout, me vole tout.

C’est en Belgique qu’elle s’est rendue pour être euthanasiée. Ce lundi 2 octobre, l’écrivaine s’est éteinte à 59 ans, après une injection dispensée par un service de soins palliatifs belge. Cette décision, elle l’a prise seule :

Je n’ai pas demandé la permission (…). Ils me connaissent tous, ils savaient très bien que ce n’était pas possible. Ma nature fait que je suis incapable – je suis peut-être une très mauvaise malade – de vivre ça. Donc ils ont compris. (…)

C’est avec sa famille et ses amis qu’elle s’est rendue en Belgique pour abréger ses souffrances. Une décision qui remet au goût du jour le débat sur la question de la fin de vie en France.

Publié le mardi 3 octobre 2017 à 11:46, modifications mardi 3 octobre 2017 à 10:22

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