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Star Wars : John Williams s’arrêtera après l’épisode IX

Un écran noir stellaire. Une écriture jaune proéminente qui défile sous nos yeux. Et les premières notes musicales surgissent. Brutalement. Elles nous happent de façon irrémédiable. Le voyage intergalactique commence. Oui, la saga Star Wars sans un John Williams est inconcevable.

Et pourtant ! Bien qu’il n’ait pas travaillé sur le premier spin-off dérivé de la franchise, Rogue One, le compositeur fut appelé à la rescousse pour Le Réveil de la Force puis opéra sur Les Derniers Jedi. Rendre à César ce qui est à César en somme. Mais avec cette future retraite, ce n’est pas seulement le compositeur de Star Wars qui s’en va. Non, c’est bien plus que ça. C’est tout bonnement un pan entier de nos jeunesses respectives qui nous quitte. Lui qui nous aura tant bercé, tant effrayé, tant fait rêver. Le septième art n’oubliera jamais ce grand monsieur. Et nous non plus a fortiori.

Vers l’infini et au-delà !

La légende John Williams va donc prendre sa retraite. Le compositeur, âgé de 86 ans, nous fera ses adieux avec cette dernière composition pour l’une des sagas qui forgea sa réputation. Et on se peut dire qu’il mérite amplement de partir avec les honneurs. Car son oeuvre titanesque a marqué durablement le septième art. Il n’a eu de cesse d’inspirer ses contemporains. Et nul doute que son travail continuera à influencer les prochains grands compositeurs.

Parce que restreindre John Williams à Star Wars est une faute professionnelle. Le compositeur connut une carrière des plus prolifique. En effet, celle-ci débuta à l’aube des années 60 jusqu’à aujourd’hui. Elle totalise plus d’une centaine de compositions musicales de longs-métrages. De quoi saisir l’omnipotence de son oeuvre. Pléthore de ses compositions sont entrées dans l’Histoire. Il a côtoyé et travaillé avec les plus grands. Il a contribué à certains des plus grands chefs d’œuvres cinématographiques.

Son travail fut auréolé de 5 Oscars de la Meilleure Musique, 4 Golden Globe, 7 BAFTA Awards et 21 prix Grammy. De plus, c’est la deuxième personne la plus nommée dans l’histoire des Oscars (avec pas moins de 51 nominations), juste derrière un certain Walt Disney. Des chiffres qui donnent le vertige. Surtout, ils témoignent de son influence considérable sur le monde du cinéma et de la musique de films. Ses compositions résonneront éternellement.

Ce ne sera qu’un « Au Revoir »

John Williams ne tombera jamais dans l’oubli, c’est certain. Les œuvres sur lesquelles il a travaillé sont, pour une grande majorité, déjà connues de tous. Outre Star Wars, évidemment. Citons, entre autres et Dieu sait que nous n’avons que l’embarras du choix, Les Dents de la Mer, Indiana Jones, Jurassic Park, E.T, les trois premiers films de la saga Harry Potter, Superman, Il faut sauver le soldat Ryan… Preuve supplémentaire s’il n’en fallait de l’étendue de son talent.

Émergeant à la période du Nouvel Hollywood, aux côtés de ses futurs proches collaborateurs, Steven Spielberg et George Lucas en tête, John Williams connut un succès ininterrompu toutes ces années. Chacune de ses compositions riment avec réussite et reconnaissance. Sa carrière, si vaste et étendue, reste un modèle du genre. Parfois critiqué pour s’être soi-disant trop « inspiré » de certaines œuvres de ses congénères, il n’en reste pas moins l’un des plus grands compositeurs que le cinéma ait jamais connu, au même titre qu’un Ennio Morricone par exemple.

Star Wars IX marquera donc sa révérence. Cet opus, réalisé par J.J Abrams, est prévu pour décembre 2019. En attendant, le compositeur a récemment signé la bande originale de Dear Basketball, réalisé par Glen Kean et Kobe Bryant, fraîchement auréolé de l’Oscar du meilleur court-métrage d’animation.

Et la légende demeure ad vitam aeternam.

Cet article a été vu pour la premiere fois sur Cineserie.com

Publié le vendredi 9 mars 2018 à 10:15, modifications vendredi 9 mars 2018 à 10:03

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