Ciné

De retour au Festival de Cannes, Lars Von Trier fait de nouveau scandale avec son dernier film

Dans The House That Jack Built, Lars Von Trier relate l’histoire d’un serial killer auteur de 61 meurtres. Jugé ultra-violent et dérangeant, une centaine de spectateurs a quitté la séance lors de la présentation hors compétition.

Sept ans après ses propos tenus sur Hitler lui ayant valu d’être écarté du Festival de Cannes 2011, Lars Von Trier revenait cette année sur la Croisette. Son nouveau film, The House That Jack Built était projeté hors compétition lundi 14 mai.

Malaise

Le film plonge dans l’horreur en suivant le parcours d’un dénommé Jack. Un serial killer dans les années 1970, interprété par Matt Dillon. Victime de TOC (troubles obsessionnels compulsifs), il fera 61 victimes, surtout des femmes, dans des situations totalement sadiques. Lars Von Trier n’épargne rien aux spectateurs. Ni le meurtre d’enfants au fusil de chasse. Ni le découpage de seins préparatoire à l’assassinat… Bref, en cette année où les femmes dénoncent le harcèlement dans le milieu du cinéma et au-delà, The House That Jack Built se caractérise par ses innombrables scènes où il prend plaisir à mettre en scène des femmes de tous âges, victimes des pires humiliations et sévices. Au final, le réalisateur danois ne se cache pas et montre tout. A l’instar de ces images d’Hitler qui font penser à une provocation.

Toutefois, rappelons de qui on parle. Lars Von Trier est le créateur du dérangeant Antichrist, qui contient une scène célèbre de mutilation. Ou encore de Nymphomaniac. La polémique autour de ce denier film n’est finalement pas une surprise. Un film sur un serial killer ne pouvait donc que choquer les esprits.

De génial à dégoûtant

Ainsi, à l’issue de la projection, les réactions ont été virulentes. Plus de cent spectateurs ont quitté la projection.  Choqués par la violence extrême du film. Beaucoup se sont rués sur Twitter pour expliquer leur geste et descendre le film.

Pour certains, il est inacceptable. On y voit des enfants se faire tuer et torturer. On y voit aussi des femmes se faire frapper ou mutiler. Le Huffington Post parle même « de cris d’horreur et de dégoût » pendant la séance.

Parmi les dégoûtés, on trouve également des journalistes, dont celui-ci de Variety qui n’y va pas de main morte :

Toutefois, après la projection nocturne, il y a eu une standing ovation du public restant. Une longue séance d’applaudissements de six minutes.

Ce qui est certains, c’est qu’une nouvelle fois Lars Von Trier restera encore dans les mémoires des festivaliers et dans l’histoire du festival de Cannes.

Publié le mercredi 16 mai 2018 à 14:58, modifications mercredi 16 mai 2018 à 13:54

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