Ciné

Cargo : Martin Freeman comme vous ne l’avez jamais vu

Son rôle dans Black Panther tout juste achevé, Martin Freeman prend la route de l’Outback australien pour combattre les morts-vivants.

Encore un énième film de zombie me direz-vous ? Certes, les films du genre prolifèrent à une vitesse folle, semblant mimer celle de la pandémie. Néanmoins, nous avons de bonnes raisons de croire que Cargo sort du lot !

Il se distingue par un scénario mêlant intelligence d’écriture, sensibilité et réflexions pertinentes. Alors que Martin Freeman traverse une terre s’étendant à perte de vue – dans des circonstances bien loin toutefois de celles de la trilogie The Hobbit – les réalisateurs Ben Howling et Yolanda Ramke réussissent le joyeux pari de transformer un virus inarrêtable en une fable sur l’amour parental, la destruction de l’environnement et les problèmes socio culturels secouant le pays.

A l’origine était un court-métrage

Ce film est en fait l’adaptation d’un court-métrage que les réalisateurs avaient tourné en 2013. Yolanda Ramke a su remanier le scénario pour y apporter des thématiques nouvelles, sans toutefois éviter tous les clichés propres au genre – et tant mieux après tout. Néanmoins, les amateurs de thrillers devraient apprécier les remaniements.

Après avoir été acclamé lors de sa première au Festival du film d’Adélaïde en Australie, il sera montré au Festival de Tribeca, à New-York en avril, puis mis en ligne sur Netflix et disponible dans le monde entier courant 2018.

Un père contaminé à la rencontre d’aborigènes

Cargo, c’est l’histoire d’Andy, un père infecté par une pandémie, joué par Martin Freeman. Il cherche désespérément un nouveau foyer pour sa petite fille, tout en essayant de la protéger de sa nature changeante. C’est alors qu’il fait la rencontre d’une tribu indigène.

Comme le créateur de The Walking Dead, les réalisateurs ont fait le choix judicieux de ne pas s’attarder sur l’origine de la pandémie. Ils se concentrent plutôt sur la charge émotionnelle des relations, la construction de croyances et de mythes.

Une fable écologique

Le spectateur est invité à enlacer le point de vue de Thoomi, une jeune aborigène qui essaye de sauver son père. Pour sa communauté, la malédiction provient du fait que les hommes ont bafoué la nature. Ce scénario rappelle une autre fable écologique, qui est à aller chercher du côté du Japon ancestral. Dans Princesse Mononoké de Hayao Miyazaki, le jeune prince Ashitaka était, lui aussi, touché par un fléau. Pour guérir, il devait réconcilier la nature avec les hommes.

Cette solution se révélera t-elle efficace dans Cargo? Nous le découvrirons d’ici deux mois. 

En attendant, vous pouvez patienter en observant cette photo inédite du film diffusée sur le site Bloody Disgusting. On y voit Andy marchant, sa petite fille sur le dos, au milieu d’une nature éblouissante.

Cet article a été vu pour la premiere fois sur Cineserie.com

Publié le mardi 27 mars 2018 à 15:06, modifications mardi 27 mars 2018 à 16:48

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