Découverte

Turquie : Des chercheurs percent le mystère de « la porte de l’enfer » de Hiérapolis

Une ancienne grotte romaine, considérée comme « la porte de l’enfer », a enfin révélé ses secrets. Les archéologues se sont penchés sur cette mystérieuse cavité qui tue quiconque l’approche.

« La porte de l’enfer » située dans la province turque de Denizli, dans l’ancienne cité de Hiérapolis, en Turquie a enfin livré ses secrets.

Une mystérieuse porte

Dans la cité antique de Hiérapolis, près de Pamukkale en Turquie, vers 200 avant J.C, les prêtres romains eunuques faisaient entrer des animaux vers une étrange porte, une « porte de l’enfer » dédiée au culte de la divinité Pluton, dignité des enfers. Après être entré, l’animal suffoquait et connaissait une mort atroce. Toutefois, les prêtres, eux, revenaient de cette même porte en parfaite santé, sans le moindre encombre. En 2013, le magazine National Geographic avait rapporté que des archéologues avaient découvert l’existence de ce Plutonium. Ce temple était également doté de gradins sur son pourtour, ce qui suggérait que les prêtres étaient plébiscités par les citoyens.

A l’époque, les chercheurs s’étaient interrogés. Pourquoi ce lieu avait-il un tel effet sur les animaux que l’on y amenait ?

Une interrogation qu’une équipe de biologistes de l’Université de Duisbourg (en Allemagne) a élucidé et expliqué dans une étude parue dans la revue Archaeological and Anthropological Sciences le 12 février dernier.

Le coupable se trouve sous terre

Et il s’avère que l’explication est ce qu’il y a de plus prosaïque ! En effet, la zone où se situait la cité de Hiérapolis était très active géologiquement. Or, cette porte fut construite au sommet d’une fracture terrestre profonde. De ce lieu s’échappait donc une quantité très importante de gaz volcaniques. En grande partie du dioxyde de carbone (CO2), un gaz toujours mortel aujourd’hui.

Alors pourquoi seuls les animaux mourraient et les prêtres survivaient?

Là encore, les chercheurs ont révélé que la concentration de gaz était différente suivant les moments de la journée. Ils ont mis en lumière que durant la nuit, cette même concentration était plus élevée. Assez pour tuer une personne en quelques minutes. Par ailleurs la concentration de CO2 était plus forte près du sol et de ladite fracture terrestre. Ce qui amenait les prêtres à effectuer leurs sacrifices durant la matinée. Ainsi, les animaux n’étaient pas assez grands pour échapper à cette forte concentration et mourraient asphyxiés, tandis que les prêtres en sortaient indemnes. En effet, ces derniers, se tenant sur des gradins bien au-dessus du niveau du sol, ne respiraient pas ces fumées mortelles. Voilà pourquoi les prêtres seraient restés en vie.

 

 

Publié le lundi 12 mars 2018 à 14:01, modifications lundi 12 mars 2018 à 12:23

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