Découverte

La lune possède d’importantes quantités d’eau glacée

Cela peut paraître surprenant mais c’est désormais un fait bien établi : la lune possède d’importantes quantités d’eau glacée.

Grâce aux observations de la sonde indienne Chandrayaan-1, des chercheurs issus de l’université d’Hawaï et de Brown aux Etats-Unis ont pu établir avec précisions que la lune possède d’importantes quantités d’eau glacée au niveau de ses deux régions polaires. On ne sait pas encore exactement quelle quantité s’y trouve, mais cette découverte fondamentale ouvre la voie vers d’autres missions d’explorations sur notre satellite.

Une preuve irréfutable

Après la découverte d’eau sous forme liquide sous la surface de Mars, c’est maintenant au tour de la lune ! En effet, un groupe de scientifiques américains vient de publier la preuve irréfutable que notre satellite possède bien de l’eau glacée au niveau de ses deux pôles. Cette conclusion surprenante est le résultat de plusieurs années d’analyse des données de la sonde indienne Chandrayaan-1. Celle-ci a en effet scruté la lune entre 2008 et 2009, recueillant ainsi de nombreuses informations inédites sur notre satellite.

Les scientifiques ont pu faire cette découverte grâce au spectromètre infrarouge Moon Mineralogy Mapper. En effet, celui-ci leur a permis de se rendre compte de la présence de dépôts d’eau glacée sur le pôle sud et le pôle nord de la lune. Ces zones, qui ne sont presque jamais intégralement éclairées par la lumière du soleil, connaissent des températures extrêmes, qui peuvent parfois atteindre -163°C.

Au niveau du pôle sud, cette glace se situe surtout à l’intérieur de grands cratères. Au pôle nord, celle-ci est présente de façon plus dispersée et en plus grosses quantités. Elle s’est d’ailleurs mélangé à la poussière lunaire, nommée régolithe lunaire. Mais malgré cela, sa concentration à certains endroits est très importante puisqu’elle peut atteindre la proportion impressionnante de 30% !

Une hypothèse déjà soulevée par d’autres publications

Ce n’est pas la première fois que l’on formule l’hypothèse de la présence d’eau sur la lune. Mais les études précédentes avaient donné des résultats contradictoires. En effet, les sondes de la NASA nommées Lunar Crater Observation and Sensing Satellite et Lunar Reconnaissance Orbiter avaient permis de fournir des indices pointant vers la présence d’eau, notamment au niveau du pôle sud de la lune, mais de façon toujours indirecte. En outre, ces indices pouvaient être expliqués par d’autres phénomènes, comme une réflexion peu habituelle des rayons du soleil sur la surface de notre satellite.

Les anciennes études publiées par la NASA sur ce sujet concernaient donc en fait des minéraux contenant beaucoup d’hydrogènes, qui peuvent en effet être confondus avec de l’eau. C’est ce que la NASA a annoncé dans un communiqué officiel suite à l’annonce officielle de la découverte d’une preuve irréfutable de la présence d’eau sur la lune.

Vers la découverte d’icebergs sur la lune ?

Mais grâce à cette nouvelle étude américaine, il n’y a plus désormais aucun doute à ce sujet. En effet, les analyses spectroscopiques sont formelles : il s’agit bien d’eau, et en grande quantité. Toutefois, on ne sait toujours pas quelle est l’origine de cette eau glacée à la surface du satellite. Plusieurs hypothèses ont toutefois été formulées pour tenter de la déterminer.

Certains estiment en effet qu’elle proviendrait de réservoirs profondément enfouis dans la roche lunaire, ou encore qu’elle a été apportée de l’espace par de grosses météorites, ce que confirme l’information selon laquelle l’eau est présente dans les cratères du pôle sud.

On ne connaît également pas la quantité d’eau présente sur la lune, puisque le spectromètre ne peut donner des indications que sur la glace présente à la surface de l’astre. On ne sait donc pas s’il s’agit de petits dépôts superficiels, ou si ces traces d’eau constituent la partie émergée d’immenses icebergs enfouis dans le sol lunaire. Malgré ces incertitudes, l’eau lunaire constituerait une ressource de premier choix pour de futures expéditions sur notre satellite.

La NASA évoque même la possibilité de décongeler cette eau pour la rendre potable, ou encore de l’utiliser dans le cadre de réactions chimiques (en dissociant les atomes d’hydrogène et d’oxygène), afin de rendre petit à petit l’atmosphère lunaire respirable pour l’homme. C’est donc le premier pas vers une colonisation de la lune.

Publié le vendredi 24 août 2018 à 10:16, modifications vendredi 24 août 2018 à 10:19

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