Découverte

Les images troublantes de l’araignée à queue fossilisée

Cette nouvelle espèce d’araignée, qui vivait il y a 100 millions d’années, possédait une queue !

Les scientifiques ont découvert une espèce d’araignée singulière qui vivait il y a plusieurs millions d’années sur Terre. En effet, celle-ci présentait la particularité… de posséder une queue !

Une araignée asiatique

Cette petite créature de 3 millimètres vivait en Asie du sud-est il y a 100 millions d’années, d’après un article paru dans la revue Nature Ecology & Evolution à propos de cette découverte.

Cette nouvelle espèce d’araignée, baptisée “Chimerarachne“, tire son nom de la chimère, cette créature mythique fondée sur une combinaison de plusieurs animaux différents, à l’image de cette araignée au physique improbable, dont la queue semble venir d’ailleurs. C’est le directeur de l’institut paléontologique de l’université du Kensas Paul Selden qui a trouvé ce nom.

Elle fait partie d’une espèce d’araignées aujourd’hui éteinte, qui a co-existé avec d’autres types d’arachnides encore vivantes aujourd’hui pendant 200 millions d’années. Elle pourrait d’ailleurs bien être un échelon important qui manquait aux scientifiques pour comprendre l’évolution de cette espèce depuis la grande extinction de la période géologique du Permien il y a 252 millions d’années.

Soudainement, nous avons découvert ce maillon manquant entre les anciennes espèces d’araignée et celle que nous connaissons aujourd’hui.

D’après le professeur Selden, il s’agit donc d’une découverte importante pour mieux comprendre l’évolution des araignées.

Une découverte très rare

>L’étude des araignées primitives est très difficile car elles n’ont pas de squelette interne, ce qui rend leur fossilisation très difficile. Ainsi, l’ambre est le seul matériau capable de les conserver pendant des millions d’années. Le docteur Edgecombe, un chercheur au musée d’histoire naturelle du Royaume-Uni, décrit parfaitement le processus de conservation des insectes dans ce matériau précieux :

L’ambre préserve bien la structure interne, et parfois même les structures internes des insectes. Elle conserve ainsi des détails parfois très précis sur la morphologie de très anciennes espèces veillent de centaines de millions d’années, que l’on retrouve parfois dans un état proche de celui des insectes actuels.

Nous n’avons toutefois aucun moyen de savoir si cette nouvelle espèce était venimeuse ou pas, puisque les crochets de l’araignées ne sont pas assez grands pour être précisément analysés. Le professeur Selden espère donc mettre la main sur d’autres spécimens de la même espèce afin d’en savoir plus. L’idéal serait ainsi de retrouver une femelle, car les chercheurs n’ont pour l’instant pu mettre la main que sur des mâles.

Des araignées à queue toujours vivantes ?

Même si ces fossiles sont vieux de plusieurs millions d’années, les scientifiques pensent qu’il est possible de trouver des descendants de ces araignées à queue dans la jungle de Birmanie, qui abrite de nombreuses espèces n’ayant pas encore été découvertes.

Les arachnophobes peuvent toutefois être rassurés: en effet, ces araignées sont tellement petites qu’il faudrait un microscope pour les observer.

Publié le mardi 6 février 2018 à 17:36, modifications mardi 6 février 2018 à 16:00

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