Découverte

Des forêts découvertes par des scientifiques Belges

Un espoir contre le réchauffement climatique

Dans un contexte ou le réchauffement climatique est un enjeu majeur de notre société, des scientifiques Belges ont découvert des forêts non répertoriées jusqu’à présent.

Une équipe de scientifiques dirigée par un chercheur de l’ULB (Université libre de Bruxelles) et de la FAO (l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) Jean-François Bastin, a découvert 467 millions d’hectares de forêt.

Un espace vierge non repéré par les satellites

D’après la RTBF, cette découverte fait suite à une demande à la FAO de certains pays ( le Niger, le brésil, la Turquie) de mieux cartographier les zones forestières dans les régions arides.

En effet, ces pays ont constaté que certaines zones couvertes par des arbres n’étaient pas correctement répertoriées. Aujourd’hui la cartographie des surfaces forestières se basent sur des images satellites. Mais ces dernières ne sont pas assez précises pour voir certaines forêts dans les zones arides. En collaboration avec Google qui a fourni des données satellites haute résolution, les chercheurs d’une dizaine d’universités découvrent alors toutes ces forêts invisibles jusqu’à présent.

Un rempart face à la désertification

Cette nouvelle découverte prend toute son importance dans les projets de restauration des forêts et de lutte contre la désertification, comme par exemple dans le Sahel. En effet, les pays du Sahel font face à une avancée grandissante du désert. Grâce à cette étude on peut identifier des zones qui sont propices à la reforestation. Cette découverte est donc d’une importance capitale au niveau des perspectives de reforestations. le Professeur Jean-François Bastin, expert en écologie forestière à l’ULB/FAO, a d’ailleurs déclaré,

Tant qu’on arrive pas à détecter de la végétation à un endroit, c’est difficile de savoir si la zone est propice pour la reforestation ou non. Maintenant qu’on a développé cette approche, cela nous permet d’essayer d’identifier dans ces zones arides des zones qui sont propices à la reforestation

 

Une sous-estimation de la superficie des forêts

Les scientifiques ont constaté que la sous-estimation des forêts équivaut plus ou moins à la surface de la forêt amazonienne. C’est dire l’espoir qui réside dans cette incroyable découverte. La surface en zone aride couverte par des arbres serait environ 40% plus importante que ce que l’on imaginait. Et en effet, ces 467 millions d’hectares de forêt non répertoriées, représentent l’équivalent de la forêt amazonienne. La surface des forêts seraient donc 9%  plus importante que ce que l’on pensait.  Jean-françois Bastin explique,

Ce qu’on a trouvé en premier c’est qu’elles occupaient une superficie beaucoup plus importante. C’est l’info principale qui ressort de notre étude. C’est particulièrement le cas dans les zones les plus arides, en Afrique et en Australie

Une découverte qui pourrait remettre en cause les modèles climatiques actuels. Effectivement, ils sont principalement basés sur l’équilibre de CO2 dans l’atmosphère, en partie influencé par les arbres. Plus d’arbres permettraient donc plus d’oxygène et moins de CO2. En effet, les arbres produisent de l’oxygène et sont de grands consommateurs de CO2.

 

 

 

 

Publié le mardi 16 mai 2017 à 12:36, modifications vendredi 15 septembre 2017 à 16:27

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