Découverte

Des scientifiques ont découvert de très jeunes planètes

C’est la première fois que l’on identifie avec certitude des planètes en formation.

Les planètes sont créées à partir des énormes masses de gaz et de poussière situées autour des étoiles. C’est ensuite la force de gravitation qui vient agglomérer ces particules sous une forme sphérique. Avant cette découverte majeure, nous n’avions jamais pu observer de très jeunes planètes en formation.

C’est maintenant chose faite, puisque deux équipes de scientifiques indépendantes on découvert trois « bébés planètes » situées dans la constellation du Sagittaire, à plusieurs centaines d’années-lumière de la Terre.

Une découverte importante

Pour faire cette découverte, les chercheurs ont scruté des images de cette lointaine constellation, où ils ont remarqué la présence d’un immense disque de gaz, sûrement constitué de monoxyde de carbone, autour d’une étoile. Mais à l’intérieur de ce disque, ils ont également pu observer plusieurs petites zones de remous très localisées.

Après analyse, ils en ont finalement conclu qu’il s’agissait de très jeunes planètes à peine formées, en orbite autour d’une étoile située à près de 3 millions de milliards de kilomètres de la terre, une distance qui équivaut à 330 années-lumières. Il faut donc noter que cette image, qui ne nous parvient que maintenant en 2018, a en fait eu lieu à l’époque du Roi-Soleil, aux alentours de l’an 1688.

Cette découverte fascinante est le fait de deux équipes de chercheurs indépendantes, qui ont publié leur résultat ce Mercredi 13 juin dans la revue Astrophysical Journal Letters. La première émane de l’université du Michigan, sous la direction de Richard Teague, tandis que la seconde a été menée par Christophe Pinte, un astrophysicien issu d’une université australienne et de l’Institut de Planétologie et d’Astrophysique de Grenoble.

La première équipe a ainsi découvert deux premières protoplanètes, et la deuxième a trouvé la trace d’un troisième astre plus lointain. Ces planètes se situent d’ailleurs à une distance bien plus importante de leur étoile que la Terre par rapport au soleil. En effet, Ces trois sphères se situent respectivement à 12, 21 et 39 milliards de kilomètres de leur étoile, nommée HD 163296.

Des observations inédites

Cette découverte constitue une première mondiale. En effet, de nombreuses exoplanètes ont été mis au jour ces dernières années, dont certaines pourraient même abriter des formes de vie, mais nous n’avions jamais pu observer directement des protoplanètes en formation. 

Ces dernières sont en effet trop difficile à observer, ce qui explique qu’aucune détection n’avait été confirmée jusqu’à présent. C’est en effet ce que l’European Southern Observatory dont dépend le télescope Alma, qui a capturé les images dont les scientifiques se sont servis, à dévoilé dans un communiqué très enjoué suite à cette découverte.

Ce type de planète se situe en général au niveau du disque de poussière et de gaz entourant de jeunes étoiles, qui finissent par s’agglomérer sous l’effet de la gravité pour former des sphères. Certaines sont alors gazeuses, comme Jupiter, d’autres solides comme notre propre Terre.

L’environnement de l’étoile HD 163296, qui possède un disque de ce type, était donc propice à la formation de ces protoplanètes. Toutefois, le caractère très opaque de ce disque explique l’absence de détection jusqu’à maintenant. En effet, les particules empêchent la lumière de passer et de nous parvenir directement. Mais grâce a une nouvelle méthode d’observation, basée entre autres sur des analyses chimiques, les scientifiques ont pu réaliser cette découverte majeure.

De très gros bébés !

C’est d’abord grâce à des preuves visuelles liées à des irrégularités dans la surface de disque, que les scientifiques ont émis l’hypothèse de l’existence de ces planètes. Puis, une analyse chimique à travers l’étude du monoxyde de carbone entourant ces zones suspectes a permis de la confirmer.

Ces planète seraient ainsi de très gros bébés, puisque deux d’entre elles pèseraient autant que Jupiter, tandis que la dernière serait deux fois plus massive. Celles-ci devraient même continuer à grandir, puisque leur croissance n’est pas encore terminée. Elle pourrait donc atteindre une taille et une masse très importante, qui en feraient de véritables superplanètes.

Enfin, cette nouvelle méthode utilisée dans la découverte de cette planète ouvre une nouvelle voie qui permettra sûrement d’en détecter de nouvelles prochainement, et notamment dans notre galaxie. En effet, d’après certaines estimations, il y aurait près de 100 milliards d’exoplanètes à l’intérieur de celle-ci.

Publié le vendredi 15 juin 2018 à 15:46, modifications vendredi 15 juin 2018 à 15:48

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !