Découverte

Des archéologues ont découvert une brasserie datant de 13 000 ans en Israël

Une équipe d’archéologues israéliens a mis au jour le premier témoignage de production d’alcool jamais découvert.

Une équipe d’archéologues israéliens ont découvert la plus vieille brasserie du monde. Ce site, qui date de 13 000 ans, servait à produire un alcool qui ressemblait à la bière. Ce breuvage était servi lors de grandes cérémonies religieuses à la fin du Paléolithique.

La bière, cette boisson ancestrale

C’est dans la caverne de Raqefet, situé à côté de Haïfa dans le nord du pays que les archéologues ont découvert ce site unique en son genre. Ce lieu, peuplé par les premiers hommes sédentaires il y a 13 000 ans, servait de sépulture à de nombreux défunts. Mais les chercheurs y ont également découvert des vestiges indiquant clairement qu’il s’agissait d’un site de production d’alcool, et plus précisément d’un ancêtre de la bière.

D’après le professeur d’archéologie Dani Nadel, qui exerce à l’université de Haïfa, il s’agit du plus ancien témoignage de production de boisson alcoolisée au monde. Celui-ci également de l’auteur principal de l’étude passionnante publiée sur ce sujet dans le Journal of Archaeological Science: Reports.

Une consommation lors de grands rites

La population qui habitait la région à l’époque, les Natoufiens, enterraient leurs morts dans ces grottes, sur une sorte de plate-forme avec de nombreuses fleurs. Pendant leurs cérémonies funéraires, ils fabriquaient et buvaient un breuvage fermenté proche de la bière bien que moins alcoolisé, qui se présentait sous la forme d’une soupe.

Trois petits trous ont été découvert, creusés sur la roche. Les deux premiers servaient à accueillir les céréales, tandis que l’autre permettait de les faire fermenter. Le fait que cette brasserie miniature se trouvait sur le site religieux des Natoufiens laisse penser que la fabrication d’alcool était intimement liée à des cérémonies rituelles. 

D’après l’article publié sur le sujet, les Natoufiens se situent donc à la transition entre le paléolithique et le néolithique, c’est-à-dire entre les communautés de chasseurs-cueilleurs et les premiers habitants sédentaires maîtrisant l’agriculture et la domestication du bétail.

Les Natoufiens devançaient ainsi les autres habitants de la région de plusieurs millénaires par leur maîtrise de la transformation des céréales pour obtenir de l’alcool ou du pain par exemple. Au même moment, la plupart des autres communautés humaines étaient toujours nomades, vivant de chasse et de pêche.

Publié le mardi 18 septembre 2018 à 8:30, modifications mardi 18 septembre 2018 à 8:20

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !