Le bilan carbone de la flamme olympique est-il dans le négatif ?

Par Nassim Terki Publié le 11/05/2024 à 09:42
Flamme Olympique

Paris 2024 vise à réduire de moitié l'empreinte carbone des Jeux Olympiques par rapport aux éditions précédentes.
Des doutes subsistent en dépit des efforts de Paris 2024.
L'évaluation du bilan carbone de la flamme olympique et du relais reste un défi.

Entre volonté de réduction des émissions carbone et défis logistiques, le relais de la flamme pose des enjeux écologiques de taille pour Paris 2024. Une course contre-la-montre pour concilier tradition et durabilité, en espérant que cette flamme ne soit pas synonyme de pollution, mais bien de transition écologique dans le monde du sport.

Quel est l'impact environnemental de ce symbole ancestral des Jeux olympiques ? Entre tradition et responsabilité écologique, le relais de la flamme suscite interrogations et débats quant à sa connotation environnementale. Alors que Paris 2024 s'engage à organiser des Jeux plus durables, la trajectoire de la flamme soulève des enjeux cruciaux en matière de bilan carbone.

Parcours de la flamme olympique, l'équilibre délicat entre tradition et préservation de l'environnement

La question cruciale du bilan carbone de la flamme olympique soulève des préoccupations légitimes alors que les Jeux de Paris 2024 se veulent être un événement plus respectueux de l'environnement. Malgré les déclarations affirmant la durabilité et les choix écologiques forts de l'événement, des incertitudes persistent quant à l'impact climatique du trajet de la flamme d'Olympie à Paris. Le parcours emblématique de la flamme, comprenant des étapes marquantes en Grèce, une traversée en bateau sur le Belem et un relais à travers la France, reste au cœur des festivités, mais sa contribution aux émissions de carbone demeure floue.

Le relayage de la flamme, débuté le 16 avril en Grèce, a été jalonné d'étapes symboliques à travers le pays, avant de prendre la direction de la France à bord du Belem le 26 avril dernier. Prévoyant des escales significatives à des lieux emblématiques tels que Notre-Dame de la Garde et le Stade Vélodrome. La flamme poursuivra son périple à travers le territoire français, avant de rejoindre Paris pour la cérémonie d'ouverture des Jeux prévue le 26 juillet.

Malgré les objectifs ambitieux affichés par Paris 2024 en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, visant 1,58 million de tonnes équivalent CO2, soit moins de la moitié des Jeux précédents, les spécialistes demeurent prudents quant à leur atteinte et leur vérification. L'anticipation de leur accomplissement dépend en grande partie de l'événement en lui-même, alors que les comparaisons avec les éditions antérieures sont limitées.

L'ONG Carbon Market Watch souligne clairement les défis de conciliation entre des Jeux olympiques et les objectifs de l'accord de Paris sur le climat, soulignant la nécessité de repenser profondément l'organisation de tels événements pour les rendre véritablement respectueux de l'environnement. Tant que le bilan carbone de l'événement n'aura pas été établi avec précision, il restera délicat d'évaluer l'impact réel des actions entreprises par Paris 2024 en matière d'empreinte carbone.

Paris 2024 vers des Jeux Olympiques durables ?

Une experte travaillant sur un rapport sur l'empreinte écologique de la pratique sportive quotidienne reste optimiste quant à la capacité des JO à accélérer les pratiques durables dans le domaine sportif. Cependant, elle reste prudente quant à l'ampleur de cet impact.

Paris 2024 s'est fixé des objectifs ambitieux en matière de réduction de l'empreinte carbone. Georgina Grenon, Experte en innovation technologique en matière d'énergies renouvelables et d'énergies propres, a annoncé « une réduction de moitié de l'empreinte carbone par rapport aux éditions précédentes ». Pour la torche olympique, par exemple, l'impact carbone est passé de 100 tonnes à six tonnes, grâce à la production de 2'000 torches rechargeables et réutilisables, contre 10 à 12'000 torches jetables habituellement utilisées. De plus, des matériaux moins polluants ont été choisis, comme de l'acier 100 % recyclé et du biogaz français pour l'allumage.

Malgré ces avancées, Carbon Market Watch estime que des efforts supplémentaires sont nécessaires pour rendre le sport véritablement durable. Il reste encore du chemin à parcourir pour réduire l'empreinte environnementale du sport en général. L'avenir du relais de la flamme olympique, par exemple, sera discuté lors des Jeux de Los Angeles en 2028.

Passionné par l'écriture et la découverte de nouveaux horizons, je m'attelle à rédiger des articles sur une multitude de sujets avec curiosité et rigueur. Contribuer à la couverture de l'actualité est pour moi un véritable défi quotidien.

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