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Une vétérinaire accusée d’euthanasie massive a été relaxée

Pourtant, les preuves ne manquaient pas...

Une plainte a été déposée par l’association Animal Cross pour dénoncer le comportement de l’association Défense de l’animal, de Pau. En effet, cette dernière est soupçonnée d’avoir pratiqué des euthanasies massives d’animaux… On ne parle pas de quelques animaux, mais de 1700 chiens et chats errants qui auraient été tués entre 2010 et 2013.

Un comportement inadmissible

Il faut savoir que lorsqu’un animal est trouvé, il y a un délai de dix jours légal avant une euthanasie. Or, ce délai n’aurait pas été respecté par l’association Défense de l’animal de Pau. En effet, entre 2010 et 2013, 1700 chiens et chats auraient été victime d’euthanasie massive. La vétérinaire qui travaillait à l’époque au sein de l’association doit répondre de ses actes.

A Bordeaux, la vétérinaire de la Société Protectrice des Animaux, a comparu devant la chambre régionale de discipline de l’Ordre national des vétérinaires. Elle va devoir expliquer ces euthanasies massives.

Une alerte qui fait froid dans le dos

L’affaire remonte à 2014. L’association Animal Cross dépose plainte contre l’association, après avoir été alertée de la situation par des témoins. Certains salariés sont également sortis du silence pour dénoncer les actes malveillants de cette vétérinaire.

Pour toutes ces raisons, un huissier et trois gendarmes ont saisi des documents et pris des photos sur les lieux. Ils ont alors trouvé treize cadavres de chats et deux cadavres de chien dans un congélateur… Mais l’enquête a, selon le Président de l’association, été bâclée.

Depuis, l’association Animal Cross ne lâche pas l’affaire, et a fourni de nouvelles preuves, saisissant la justice. Une plainte est déposée pour dénoncer ce scandale.

Et la vétérinaire ?

La vétérinaire est défendue par l’avocat Julien Soulié qui a affirmé que sa cliente avait toujours respecté le délai légal de dix jours. IL a tout de même avoué qu’il y avait trop d’animaux à gérer. Il affirme que les euthanasies étaient justifiées, notamment par l’état des animaux

Quelle décision ?

La chambre de discipline de l’ordre national des vétérinaires a prononcé un avertissement contre la soignante, coupable de ne pas avoir dénoncé l’utilisation d’éther. La vétérinaire a été relaxée pour les autres faits dénoncés par l’association. Il y avait pourtant plusieurs accusations. On trouvait par exemple les accusations d’euthanasies massives, de non-respect du délai légal de fourrière, de produit létal injecté dans le cœur sans anesthésie préalable ou d’animaux qui étaient placés vivants dans des congélateurs…

Ces faits sont pourtant graves et inadmissibles. La décision rendue par la justice prouve encore une fois que le bien-être animal est relégué au second plan… Ce qui est difficile à comprendre pour tous ceux qui aiment les animaux

Une décision regrettable

Benoît Thomé, le Président de l’association Animal Cross, regrette vivement la décision, et fait appel. Il estime que pourtant, les preuves étaient suffisantes pour constater les irrégularités de la situation. Il dénonce notamment le rôle de la direction départementale de protection des populations. Cette dernière n’aurait pas tout dit à l’audience, et aurait omis des éléments qui auraient pu faire condamner la vétérinaire.

Le refuge de la SPA de Pau est aujourd’hui fermé, pour des raisons d’insalubrité. Affaire à suivre…

Publié le mercredi 14 juin 2017 à 12:33, modifications mardi 4 juillet 2017 à 11:16

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